La compagnie minière australienne Perseus Mining a annoncé vendredi 17 juillet un budget d’exploration de 34 millions de dollars sur sa mine d’or Yaouré, en Côte d’Ivoire, au titre de son exercice fiscal 2027 (juillet 2026 – juin 2027). L’investissement vise à accroître les réserves minérales de l’actif et à consolider les perspectives d’exploitation au-delà de 2035, horizon actuellement retenu dans le plan minier.
123 km de forages sur la fosse et la mine souterraine
Le programme prévoit environ 123 km de forages couvrant à la fois la fosse à ciel ouvert, la mine souterraine actuellement en montée en puissance, et des cibles situées à proximité des infrastructures existantes. L’objectif est de faire progresser des ressources déjà identifiées vers des catégories de confiance plus élevées, afin de les convertir en réserves économiquement exploitables. Une nouvelle estimation des ressources est par ailleurs attendue en août prochain, sur la base des résultats des précédents forages menés sur la fosse.
« Nos perspectives optimistes nous confortent dans notre décision d’investir 34 millions de dollars dans des programmes de forage d’exploration et de densification », a déclaré Craig Jones, directeur général de Perseus Mining, soulignant une approche de « croissance organique » qui privilégie l’investissement dans les actifs connus.
52 % de la production du groupe en 2025, 1 200 emplois dont 93 % ivoiriens
Entrée en production en 2020, Yaouré est devenue le principal actif de Perseus Mining en cinq ans, assurant 52 % de la production totale du groupe en 2025 — lequel exploite également les mines de Sissingué en Côte d’Ivoire et d’Edikan au Ghana. La mine emploie plus de 1 200 personnes sur site, dont 93 % de nationalité ivoirienne.
Cet investissement d’exploration intervient dans un contexte de prix de l’or durablement élevés depuis 2025, condition favorable aux programmes de croissance organique. Pour la Côte d’Ivoire, une éventuelle prolongation de la durée de vie de Yaouré représenterait un maintien de recettes minières et d’emplois locaux dans une filière qui vise 100 tonnes de production annuelle d’ici 2030.
A.S.




