Avec une production en hausse de 35 % à 530 769 onces en 2025, la mine Fekola de B2Gold s’est hissée au rang de première mine industrielle d’or du Mali, un statut jusqu’alors détenu par Loulo-Gounkoto de Barrick Mining, dont les activités ont été quasi-interrompues toute l’année sur fond de litige avec Bamako autour du Code minier de 2023. Cette performance place Fekola au troisième rang continental des plus grandes mines d’or d’Afrique.
La coentreprise Fekola S.A. est détenue à 80 % par le groupe canadien B2Gold, coté à la fois à Toronto et sur le NYSE American, et à 20 % par l’État malien. Les investisseurs américains y occupent la première place dans le capital de B2Gold, avec 46,54 % des intérêts identifiés — portés notamment par des filiales de Van Eck Associates, Vanguard, Two Sigma, American Century et Goldman Sachs Asset Management. Les Canadiens suivent avec 6,05 %, devant des acteurs tchèques (5,24 %, quasi-intégralement portés par Pale Fire Capital SE), australiens, britanniques et norvégiens.
410 000 à 460 000 onces attendues en 2026 pour le complexe Fekola
Un repli est prévu en 2026, avec une production comprise entre 410 000 et 460 000 onces pour l’ensemble du complexe — mine historique, extension souterraine et Fekola Regional, les gisements satellites. Ce dernier segment relève du Code minier de 2023, qui prévoit une répartition de 65 % pour B2Gold et 35 % pour l’État malien — une part supérieure aux 20 % de la mine historique, illustrant la montée en puissance des exigences maliennes sur le partage de la rente minière dans les nouvelles concessions.
Fekola reste le principal moteur de la production de B2Gold, qui opère également en Namibie et aux Philippines. Pour le Mali, la mine constitue une source de recettes publiques et d’emplois dans un secteur aurifère fragilisé par les tensions entre Bamako et les opérateurs miniers étrangers, dont l’issue conditionnera la trajectoire de production à moyen terme.
E.N.




