Senelec et Huawei ont signé mardi 11 août à Shenzhen un protocole d’accord portant sur deux centrales photovoltaïques de 50 MW à Linguère et Koungheul, assorties de capacités de stockage de 30 MW/90 MWh. Le coût, le financement et le calendrier n’ont pas été communiqués.
Ce nouvel accord prolonge un partenariat engagé en juillet 2025, lorsque Senelec et China National Technical Import and Export Corporation (CNTIC), en partenariat avec Huawei, avaient signé deux contrats EPC+F — engineering, procurement, construction et financement inclus — pour deux premières centrales de 50 MW. La construction du site de Linguère a été lancée en avril 2026.
500 MW supplémentaires en appel d’offres, 100 MW/400 MWh de stockage
La dynamique sénégalaise s’accélère. Senelec a lancé en 2026 un appel d’offres portant sur 500 MW solaires supplémentaires à Linguère et Kolda, accompagnés de 100 MW/400 MWh de stockage. En mars, AXIAN Energy avait atteint le bouclage financier de NEA Kolda, une centrale de 60 MW associée à 72 MWh de batteries dont les travaux avaient démarré en mai 2025.
18,8 GW de panneaux chinois importés en Afrique en 2025, +48 %
Ces projets sénégalais s’inscrivent dans une présence croissante des entreprises chinoises dans les renouvelables africains. PowerChina a raccordé des projets solaires en Zambie (27 MW), Tanzanie (50 MW) et Afrique du Sud (75 MW pour Eskom). En Égypte, China Energy Engineering construit Abydos II, combinant 1 GW solaire et 600 MWh de stockage. Les importations africaines de panneaux solaires chinois ont atteint 18,8 GW en 2025, soit 48 % de plus qu’en 2024.
Cette montée en puissance des acteurs et équipements chinois accélère effectivement le déploiement du solaire en Afrique, tout en renforçant la dépendance de nombreux marchés à une chaîne d’approvisionnement et un savoir-faire industriel largement concentrés en Chine — un enjeu stratégique que les débats sur la souveraineté énergétique africaine commencent à intégrer.
Y.H.




