Le gouvernement sénégalais entend recourir à des « audits de liberté économique » afin d’évaluer le niveau d’intervention nécessaire de l’État dans certains secteurs clés de l’économie. L’annonce a été faite samedi par le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, lors de la séance plénière de l’Assemblée nationale consacrée à l’examen du projet de budget 2026 de son département.
Selon le ministre, ces audits visent à déterminer si le soutien public est réellement indispensable au fonctionnement et au développement de certains secteurs économiques. « L’État ne doit pas tout faire. Il n’y est pas obligé. Mais il doit se doter d’une stratégie claire pour atteindre un objectif central : la facilitation de l’investissement », a-t-il expliqué.
Cette approche s’inscrit dans le cadre de la future stratégie nationale de développement du secteur privé et de promotion de l’investissement, dont la mise en œuvre est prévue sur une période de trois ans. Le document stratégique repose sur trois axes principaux : la compétitivité des territoires, la facilitation des affaires et de l’investissement, et l’appui direct aux entreprises.
Abdourahmane Sarr a indiqué que le deuxième axe, consacré à l’amélioration de l’environnement des affaires, constituera un pilier central de l’action gouvernementale. Il prévoit notamment une révision de la réglementation sectorielle, adossée à des audits de liberté économique, afin de lever les contraintes qui freinent l’initiative privée.
Selon le ministre, les orientations contenues dans la Lettre de politique sectorielle visent à renforcer l’accompagnement du secteur privé dans l’identification de réformes adaptées. L’objectif est de créer un cadre plus propice à l’investissement dans l’ensemble des secteurs économiques.
Concrètement, la démarche reposera sur une analyse systématique de chaque secteur afin d’identifier les leviers d’action de l’État pour faciliter l’accès des acteurs privés aux opportunités économiques. Cela passera notamment par l’identification des secteurs porteurs dans chaque pôle territorial, la cartographie des chaînes de valeur et le repérage des entités clés au sein des différentes filières.
Il s’agira ensuite de définir, pour chaque territoire et chaque secteur d’activité, les besoins spécifiques en matière d’appui public, afin de mieux cibler les interventions de l’État et d’en maximiser l’impact sur l’investissement et la croissance économique.




