Togo : plus de 425 milliards FCFA d’investissements générés par la zone franche industrielle en trente ans

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Au Togo, la zone franche industrielle a mobilisé 425,664 milliards de francs CFA (environ 741,3 millions de dollars) d’investissements cumulés à fin 2024, soit près de 7 % du produit intérieur brut (PIB) du pays. Les chiffres ont été présentés le 11 mars lors d’un Conseil des ministres à Lomé. En un peu plus de trente ans d’existence, ce dispositif a également permis la création d’environ 19 000 emplois directs au profit de travailleurs togolais.

Mise en place au début des années 1990, la zone franche a été administrée par la Société d’administration de la zone franche. Depuis 1994, cette structure a contribué à structurer progressivement un tissu industriel orienté vers l’exportation. Sur les 141 entreprises agréées depuis l’origine, 91 sont encore en activité, principalement dans des secteurs tournés vers les marchés internationaux.

Même si ces résultats restent relativement modestes à l’échelle du continent africain, ils témoignent d’une dynamique industrielle que les autorités togolaises souhaitent désormais accélérer. Dans cette perspective, le gouvernement a décidé de transformer la SAZOF en Agence de promotion des investissements et de la zone franche (API-ZF), une structure unique chargée de gérer à la fois le code des investissements et le statut de zone franche industrielle.

Cette agence avait été créée par la loi n°2019-005 du 17 juin 2019 relative au code des investissements, complétée par un décret présidentiel publié la même année. Sa mise en œuvre effective constituait le projet P30 de la feuille de route gouvernementale 2020-2025. Selon les autorités togolaises, cette réforme vise à renforcer la cohérence institutionnelle, simplifier les procédures administratives et améliorer l’efficacité des politiques publiques en matière d’attraction des investissements.

La réorganisation intervient dans un contexte où Lomé cherche à relancer son tissu industriel à travers de nouvelles infrastructures. L’une des initiatives phares est la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), développée en partenariat public-privé avec le groupe Arise Integrated Industrial Platforms. Dans ce projet, l’État togolais détient 35 % du capital, contre 65 % pour l’opérateur privé.

Inaugurée en 2021 à une quinzaine de kilomètres de Lomé, la plateforme industrielle accueille déjà plus d’une vingtaine d’entreprises opérant dans des secteurs tels que le textile, l’agroalimentaire et la pharmacie, et constitue l’un des piliers de la stratégie togolaise visant à renforcer l’industrialisation et les exportations.

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