La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) amorce une nouvelle phase de modernisation de son offre. L’institution prépare l’introduction des ETF (Exchange-Traded Funds) et des produits dérivés sur le marché financier régional de l’UEMOA, dans une logique d’alignement sur les standards internationaux.
Dans ce cadre, une délégation conduite par Edoh Kossi Amenounve s’est rendue le 2 avril auprès du Nigerian Exchange Group afin de s’inspirer de son expérience en matière de développement de ces instruments financiers.
Une diversification des produits financiers
L’introduction des ETF et des produits dérivés constitue une évolution majeure pour le marché régional.
Les ETF permettent aux investisseurs d’accéder, à travers un seul produit coté, à un portefeuille diversifié d’actifs répliquant un indice. Ils offrent une solution d’investissement simple, liquide et à coûts réduits.
Les produits dérivés, quant à eux, permettent de se positionner sur l’évolution future d’un actif sous-jacent (actions, indices, matières premières ou devises), que ce soit pour des stratégies de couverture ou de spéculation.
Un retour d’expérience du marché nigérian
Les échanges avec le Nigerian Exchange Group ont porté sur les éléments clés nécessaires au déploiement de ces instruments sur la BRVM : choix technologiques, structuration des produits, organisation des infrastructures de marché et mise en place d’une chambre de compensation.
Le modèle nigérian constitue une référence régionale. Le marché compte actuellement une douzaine d’ETF, dont un adossé à l’or, ainsi que plusieurs produits dérivés basés sur des indices boursiers. Avec 156 sociétés cotées et une capitalisation avoisinant 99 milliards de dollars, il s’impose comme l’une des principales places financières africaines.
Un levier pour attirer de nouveaux investisseurs
L’introduction de ces nouveaux instruments devrait permettre d’élargir la base d’investisseurs et d’accroître la liquidité du marché régional.
Elle ouvre également la voie au développement de nouvelles activités, notamment dans la gestion d’actifs et les opérations de marché, tout en renforçant l’attractivité de la BRVM auprès des investisseurs institutionnels et internationaux.
Un chantier réglementaire et opérationnel clé
La réussite de cette transformation reposera toutefois sur la mise en place d’un cadre réglementaire adapté et d’infrastructures robustes, notamment en matière de compensation et de gestion des risques.
Dans un contexte d’intégration financière accrue au sein de l’UEMOA, cette évolution positionne la BRVM comme un acteur en transition vers des marchés plus sophistiqués, capables de répondre aux besoins d’une économie régionale en mutation.




