Le Ghana examine une révision de la fiscalité appliquée aux produits pétroliers dans un contexte de tension sur les prix à la pompe. Le ministre de l’Énergie et de la Transition verte, John Abdulai Jinapor, a indiqué que des discussions sont en cours avec le ministère des Finances afin d’évaluer d’éventuels ajustements.
À ce stade, aucune décision n’a été arrêtée, les autorités cherchant à arbitrer entre soutien au pouvoir d’achat et contraintes budgétaires.
Une fiscalité au cœur des arbitrages
Les échanges portent notamment sur la « one cedi levy », un prélèvement fixe intégré au prix des carburants, estimé à environ 1 cedi (0,091 dollar) par litre.
Parmi les options étudiées figurent une réduction partielle ou une suppression ciblée de certaines taxes, dans l’objectif d’atténuer l’impact de la hausse des prix sur les consommateurs et les entreprises.
Une hausse alimentée par les facteurs externes
La dynamique actuelle des prix s’inscrit dans un environnement international marqué par la remontée des cours du pétrole et la dépréciation du cedi.
Ces facteurs ont contribué à un renchérissement des carburants sur le marché intérieur, malgré les mesures ponctuelles prises en début d’année pour contenir les prix.
Des ajustements réglementaires récents
Le 1er avril, la National Petroleum Authority a relevé les prix planchers des carburants pour la période tarifaire en cours.
Le prix de l’essence a ainsi été fixé à 13,30 cedis le litre, en hausse de 1,73 cedi, tandis que celui du diesel a atteint 17,10 cedis, soit une augmentation de 2,75 cedis. Le gaz de pétrole liquéfié (GPL) s’établit à 10,71 cedis par kilogramme.
Ces niveaux reflètent l’évolution des paramètres internationaux, notamment les cours du brut et le taux de change.
Un équilibre entre prix et sécurité d’approvisionnement
Dans ce contexte, les autorités indiquent que la priorité reste le maintien de l’approvisionnement du marché intérieur.
Toute réforme fiscale devra ainsi tenir compte de l’impact sur les recettes publiques, tout en évitant de perturber la chaîne d’approvisionnement et les équilibres du secteur.
Un enjeu économique et social
La hausse des prix des carburants constitue un facteur de pression sur les coûts de transport et de production, avec des effets potentiels sur l’inflation et l’activité économique.
Les décisions à venir s’inscrivent donc dans un arbitrage délicat entre stabilité macroéconomique, soutenabilité budgétaire et protection du pouvoir d’achat.




