Au Liberia, l’exécutif engage une réforme de son administration en s’appuyant sur des outils numériques pour renforcer la gouvernance axée sur les résultats. Le président Joseph Boakai a signé, pour l’année 2026, des contrats de performance avec les ministères et agences publiques, dans une logique de redevabilité accrue.
Un pilotage centralisé des performances
Au cœur du dispositif figure un système numérique de suivi, conçu comme un tableau de bord centralisé. Cette plateforme doit permettre de collecter et d’analyser les données issues des différentes structures publiques afin d’améliorer le pilotage de l’action gouvernementale.
Si les autorités n’ont pas encore détaillé l’ensemble des fonctionnalités techniques, elles présentent cet outil comme un levier clé pour suivre les engagements pris par les administrations et mesurer leurs résultats de manière continue.
« Le système de gestion de la performance et de la conformité n’est plus une simple idée ; c’est désormais un cadre opérationnel qui façonne la performance des institutions », a déclaré Joseph Boakai.
Une réforme orientée vers la transparence
Au-delà de la dimension technologique, l’initiative vise à renforcer la transparence et la responsabilité des institutions publiques. L’objectif est également de restaurer la confiance des citoyens et des partenaires internationaux, dans un contexte où l’efficacité de l’action publique reste un enjeu central.
Cette démarche s’inscrit dans une tendance plus large observée sur le continent, marquée par l’adoption d’outils inspirés du secteur privé pour améliorer la gestion publique.
Un retard structurel à combler
Le défi reste toutefois important. Selon les données des Nations unies, le Liberia affichait en 2024 un score de 0,2513 sur 1 en matière d’administration en ligne, nettement inférieur à la moyenne africaine (0,4247).
Dans ce contexte, la mise en œuvre effective de ce système de suivi des performances sera déterminante pour accélérer la modernisation de l’État et améliorer la qualité des services publics.
A.D.




