Le comité de veille de la commercialisation de la noix de cajou du Worodougou a tenu sa deuxième réunion de la campagne sous la présidence du préfet de région, Godezth Kokora Antoine. Au cœur des débats : des pratiques commerciales jugées préjudiciables à la qualité du produit et, in fine, à la position de la Côte d’Ivoire sur le marché international de l’anacarde.
Le comité a ciblé deux dérives récurrentes — l’usage excessif de sacs en nylon pour le conditionnement et l’achat de noix humides — qui dégradent la valeur marchande du produit et exposent les producteurs à des pertes directes. Des mesures de régulation ont été annoncées en réponse : rotation obligatoire des sacs de conditionnement distribués par le Conseil du coton, de l’anacarde et du karité (CCAK), interdiction de la vente au bord des champs et sanctions graduelles contre les contrevenants.
Le prix plancher conditionné à la qualité
Le rappel au respect du prix plancher fixé par l’État — 400 FCFA au champ, 425 FCFA avec transport — s’accompagne d’un message clair : ce niveau de rémunération n’est tenable que si la qualité des noix le justifie. « La qualité est notre passeport pour la compétitivité internationale », ont insisté les membres du comité, soulignant que les producteurs, maillon le plus vulnérable de la chaîne, sont aussi les premiers pénalisés par les mauvaises pratiques en aval.
Troisième région productrice de Côte d’Ivoire avec plus de 140 000 tonnes collectées cette campagne, le Worodougou entend intensifier les contrôles terrain et renforcer la sensibilisation auprès des producteurs dans les semaines à venir.
E.N.




