Burkina : 16 millions $ fléchés sur le développement des filières riz & maïs

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Au Burkina Faso, le riz et le maïs sont parmi les principales céréales cultivées, aux côtés du sorgho et du mil. La région des Hauts Bassins, située dans l’ouest du pays, est l’une des zones de production clés.

Gaoussou Sanou, Secrétaire Général du Ministère de l’Agriculture, des Ressources Animales et Halieutiques du Burkina Faso, a donné le coup d’envoi du « Projet de Développement Intégré des Chaînes de Valeurs Agricoles » (PDI-CVA) le 29 septembre.

Ce programme gouvernemental, axé principalement sur les filières du riz et du maïs, sera mis en œuvre dans la région des Hauts-Bassins sur une période de 5 ans, couvrant la période de 2023 à 2028. D’un coût total de 10 milliards de francs CFA (16,1 millions de dollars), il est financé à hauteur de 84 % par la Banque Islamique de Développement (BID).

Les interventions du projet comprennent l’aménagement de 729 hectares de terres agricoles, la construction de 32 kilomètres de routes, la mise en place de 10 serres agricoles, ainsi que la construction d’unités de transformation du riz et du maïs, et de magasins de stockage.

Selon Boukary Sawadogo, coordinateur du projet, cette initiative devrait créer au moins 28 000 emplois directs et indirects, en particulier pour les jeunes et les femmes. Dans l’ensemble, le PDI-CVA devrait contribuer à la réalisation des objectifs du plan « Offensive Agro-Pastorale et Halieutique 2023-2025 » annoncé par le gouvernement en août dernier.

Au Burkina Faso, le maïs est la deuxième céréale la plus cultivée après le sorgho, avec une production d’environ 1,8 million de tonnes par an, couvrant 90 % des besoins de consommation, qui s’élèvent à plus de 2 millions de tonnes, selon le Département américain de l’agriculture (USDA).

En ce qui concerne le riz, le pays dépend encore à hauteur de 60 % des importations pour satisfaire ses besoins en riz blanchi, qui atteignent environ 1 million de tonnes par an. Les brisures de riz représentent le principal produit agricole importé par le pays, avec des achats totalisant 71,4 milliards de francs CFA (115,2 millions de dollars) en 2022, selon l’Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSD).

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