Le président sénégalais, récemment désigné Envoyé spécial du Pacte de Paris pour les Peuples et la Planète (4P), a plaidé à Paris pour un assouplissement des règles de l’OCDE sur les taux de crédit et la durée des délais de grâce et des périodes de remboursement. S’exprimant lors du Forum de Paris sur la paix, qui se concentre cette année sur le suivi du Sommet pour un nouveau pacte financier mondial de juin 2023, Macky Sall a souligné la nécessité de travailler à la révision des conditions d’accès au crédit export.
Le président sénégalais a mis en avant les limites de l’aide publique au développement et a plaidé en faveur d’une réforme des conditions d’accès au crédit export pour faciliter le financement des projets de développement. Il a souligné que l’assouplissement des règles de l’OCDE sur les taux de crédit et la durée des délais de grâce et des périodes de remboursement était crucial pour soutenir les initiatives nationales.
Macky Sall a insisté sur la nécessité de sortir des sentiers battus pour parvenir à une réforme de l’architecture financière mondiale plus inclusive. Il a souligné que le volontarisme avait déjà conduit à l’admission de l’Afrique au sein du G20 et à l’augmentation des ressources du FMI avec un troisième siège attribué au continent au Conseil d’administration.
Le président a souligné l’importance de mobiliser davantage de ressources pour le financement des projets de développement et le soutien à l’investissement privé, en mettant l’accent sur la nécessité pour les banques multilatérales de développement de simplifier leurs procédures d’approbation pour mieux répondre aux besoins urgents des pays bénéficiaires.
En outre, Macky Sall a abordé la lutte contre l’évasion fiscale, plaidant pour une intensification des efforts contre les pratiques fiscales abusives et illicites. Il a salué l’accord historique sur l’impôt minimum mondial de 15% adopté par l’OCDE en octobre 2021.
Le président a également évoqué la question de la justice climatique, soulignant que les pays en développement s’endettaient pour financer des projets sobres en carbone et résilients au changement climatique. Il a appelé à protéger le climat sans aggraver le fardeau de la dette pour les pays qui polluent le moins et subissent le plus les effets du réchauffement climatique.
Macky Sall a conclu en rappelant que la réforme du système financier international visait à mobiliser des ressources en faveur des pays les moins nantis grâce à des financements à faible coût, contribuant ainsi à une croissance et une prospérité partagées.




