Sénégal : réception d’un premier lot de 1300 génisses importées pour la production laitière

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Au Sénégal, le gouvernement soutient annuellement depuis 2017 l’importation de génisses à fort potentiel laitier afin de stimuler la production de l’industrie locale. Pour l’année 2024, le quota d’importation a été fixé à 2500 têtes.

Le 10 février dernier, le gouvernement sénégalais a réceptionné un premier lot de 1300 génisses importées dans le cadre de sa politique d’amélioration génétique. Famara Sarr, chef de la Division des industries laitières, apicoles et avicoles au ministère de l’Élevage et des Productions animales, a fait cette annonce lors de la « Conférence annuelle de la Plateforme régionale multiacteurs d’appui à la promotion du lait local en Afrique de l’Ouest et au Sahel », qui se tient du 13 au 15 février à Thiès.

M. Sarr a également indiqué qu’un deuxième lot de 1200 têtes de génisses importées est prévu d’ici début mars. Cette initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement de subventionner à hauteur de 50 % l’importation d’un total de 2500 génisses à fort potentiel laitier au profit des élevages locaux en 2024, comparé à un quota de 1200 têtes fixé depuis 2017.

Bien que l’origine des animaux n’ait pas été divulguée, il est à noter que l’année dernière, les autorités sénégalaises ont privilégié des vaches de race normande, montbéliarde, brune des Alpes, holstein et jersiaise en provenance d’Europe.

Famara Sarr souligne : « Le Sénégal a des races dont la production laitière se limite au maximum à 4 litres par jour, quelles que soient leurs conditions de vie, alors que les vaches importées peuvent atteindre jusqu’à 20 litres et peuvent vivre dans la zone agroécologique des Niayes, caractérisée par un climat frais ».

Le Sénégal occupe la deuxième place en tant qu’importateur de produits laitiers dans la sous-région ouest-africaine, après le Nigeria. Selon les données de l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), le pays a importé près de 89 millions de dollars de produits laitiers en 2021 pour combler son déficit de production, qui s’élevait à plus de 32 000 tonnes.

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