Le gouvernement de la Transition a pris la décision de mettre un terme aux allocations financières pour les missions d’audits dans les zones de résidence, une mesure qui mérite d’être saluée.
Cette décision contribue à promouvoir la bonne gouvernance en soulageant le Trésor public dans un contexte économique difficile marqué par la lutte pour la sécurité nationale. De plus, elle rétablit une certaine équité dans le traitement des agents publics.
Il est à noter que cette mesure s’inscrit dans une logique d’équité déjà observée depuis un certain temps, où les frais de missions ne sont pas octroyés aux fonctionnaires pour des activités menées localement. Cette approche équitable est d’autant plus louable lorsque l’on considère que les agents chargés des audits sont censés être les champions de la bonne gouvernance et devraient donc appliquer le principe de la charité bien ordonnée qui commence par soi-même.
Cependant, bien que cette décision gouvernementale soit louable, elle peut susciter des réactions négatives chez les agents qui bénéficiaient de ces allocations. Cela est d’autant plus préoccupant dans un contexte où le coût de la vie au Burkina Faso est élevé en raison de l’augmentation des prix des produits de première nécessité.
Il est donc nécessaire de faire appel au sens de patriotisme des Burkinabè afin que ces mesures d’austérité produisent les résultats escomptés. Il est crucial de dénicher toutes les dépenses superflues pour soutenir la lutte contre les groupes armés terroristes et de promouvoir une justice sociale qui renforcera la cohésion sociale.




