L’augmentation du trafic de marchandises entraîne une augmentation des litiges maritimes, notamment entre les armateurs et les consignataires, ainsi que des litiges financiers. Ces problématiques sont déjà complexes, et les retards dans les juridictions traditionnelles ne font qu’ajouter à la difficulté.
Pour faire face à ces défis, il est essentiel de faire appel à des experts en arbitrage et en médiation qui maîtrisent parfaitement le droit maritime et le droit des affaires.
C’est dans cette optique que des arbitres et médiateurs spécialisés dans les contentieux maritimes se sont réunis à Lomé depuis mercredi pour renforcer leurs compétences. Cette initiative a été lancée par le Centre International d’Arbitrage et de Médiation (CIAM), une institution dédiée à la promotion de la résolution pacifique des litiges maritimes et financiers.
Les principaux modules abordés lors de cette formation incluent l’arbitrage et l’espionnage, l’évaluation des préjudices, la lutte contre la corruption, l’arbitrage dans les domaines maritime, commercial et financier, ainsi que les pratiques de médiation.
Lors de l’ouverture des travaux, le ministre en charge de l’Économie maritime, Edem Kokou Tengue, a souligné l’importance du recours à l’arbitrage et à la médiation dans le domaine maritime. Il a expliqué que cette approche permet aux parties en litige de choisir une instance appropriée en fonction de la nature spécifique de leur différend.
Selon lui, la professionnalisation des arbitres et médiateurs dans ce domaine est devenue indispensable pour garantir des résolutions justes et efficaces. Il a ajouté que l’objectif ultime de cette initiative est de faciliter la résolution des litiges maritimes qui, jusqu’à présent, n’étaient pas toujours résolus dans la région.
Le ministre a appelé le CIAM à travailler activement pour créer une justice de proximité rapide et efficace grâce à cette réunion, contribuant ainsi à la stabilité et à la sécurité dans le secteur maritime togolais et au-delà.




