En Afrique, l’utilisation d’engrais par unité de superficie cultivable demeure généralement très limitée. Cependant, dans la sous-région ouest-africaine, le Ghana se distingue en tant que l’un des pays où l’utilisation de ces intrants est la plus répandue.
Le 29 septembre dernier, le gouvernement ghanéen a signé un protocole d’accord avec le Centre international de développement des engrais (IFDC) dans le but de stimuler la productivité du secteur agricole. Selon les informations relayées par les médias locaux, cette nouvelle collaboration s’étalera sur une période initiale de 5 ans, avec possibilité de renouvellement.
Les actions entreprises dans le cadre de ce partenariat auront pour objectif principal de renforcer la chaîne de valeur des engrais, de gérer la santé et la fertilité des sols, d’accroître les compétences des acteurs du secteur et de réduire les risques liés au changement climatique.
Le ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture a été désigné pour faciliter la mise en œuvre des activités de l’IFDC au Ghana. Ce mandat comprendra notamment la création d’un cadre propice à la collaboration, visant à harmoniser les réglementations nationales relatives aux mécanismes de subventions, au contrôle et à la qualité des engrais avec celles en vigueur au niveau sous-régional.
Oumou Camara, vice-présidente chargée des programmes de l’IFDC, souligne : « Nous utilisons des partenariats solides pour fournir des solutions innovantes et mettons notre expertise à disposition pour faire progresser la chaîne de valeur de l’agriculture. »
En Afrique de l’Ouest, le Ghana se classe troisième en termes d’utilisation d’engrais par hectare, avec 23,72 kg, derrière le Bénin (33,5 kg) et le Mali (28,1 kg) en 2021, selon les données compilées sur la plateforme Statista.




