Ghana : le régulateur met en garde contre la fourniture des services de Starlink

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Starlink n’a pas encore reçu l’autorisation des autorités locales pour fournir ses services d’Internet à haut débit par satellite au Ghana. La société, filiale de SpaceX, prévoit de couvrir le pays à partir du troisième trimestre 2024.

L’Autorité nationale des communications du Ghana (NCA) met en garde les citoyens contre la fourniture et l’utilisation des services et équipements de Starlink dans le pays, considérant cela comme illégal. Dans un communiqué publié le jeudi 7 décembre, le régulateur souligne qu’aucune licence n’a été délivrée pour les activités de la société américaine ni pour l’homologation de leurs équipements.

La NCA indique que la fourniture des services de Starlink constitue une violation directe de la Loi sur les communications électroniques de 2008. Selon la section 3(1) de ce texte, « sauf disposition contraire de la présente loi, une personne ne doit pas exploiter un service ou un réseau public de communications électroniques ou fournir un service de téléphonie vocale sans une licence accordée par l’Autorité ».

Starlink, déjà présente dans cinq pays africains, à savoir le Nigeria, le Rwanda, le Mozambique, le Kenya, le Malawi et le Bénin, poursuit son expansion sur le continent. Pour le Ghana, l’entreprise envisage de commencer à offrir ses services commerciaux à partir du troisième trimestre 2024, sous réserve de l’approbation des autorités réglementaires.

Bien que de plus en plus d’Africains recherchent une connectivité haut débit de qualité et adoptent les services de Starlink, ils ne tiennent souvent pas compte du statut réglementaire de la société dans leurs pays. L’Afrique du Sud, le Zimbabwe et le Sénégal ont déjà pris des mesures pour interdire l’utilisation de Starlink sur leur territoire en attendant son approbation réglementaire.

Au Sénégal, cinq présumés agents de Starlink ont été arrêtés en août dernier pour avoir commercialisé des terminaux permettant d’accéder aux services de la société sans l’autorisation préalable des autorités. La loi n° 2018-28 portant code des communications électroniques prévoit des peines d’emprisonnement allant de 1 à 5 ans, ainsi qu’une amende de 30 à 60 millions de FCFA (environ 49 400 $ à 98 000 $) dans de tels cas.

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