Sénégal : l’élevage souffre de divers maux dans la région de Podor

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L’élevage, activité économique prédominante dans le département de Podor (nord), est confronté à des difficultés telles que les pénuries d’eau, le manque de pâturages et les problèmes d’accès au financement, selon des sources du secteur. Générant en moyenne un chiffre d’affaires annuel d’environ 27 milliards de francs CFA, l’élevage dans la région se heurte à des défis persistants malgré d’importants investissements dans des ouvrages hydrauliques ces dernières années.

Yoro Diaw, chef du service départemental de l’élevage, souligne que malgré la construction de nombreux forages par des programmes publics tels que le PUDC et le PUMA, le département dispose actuellement de 235 forages, dont seulement 85 sont situés dans l’arrondissement de Gamadji Saré. Les sources d’eau pour le bétail restent insuffisantes par rapport aux besoins, bien que les distances entre les points d’eau aient été réduites.

Les pâturages et l’eau sont également en quantité insuffisante, ce qui dépend fortement de la pluviométrie, souvent irrégulière. Les incendies de brousse contribuent à la destruction du tapis herbacé, aggravant la situation. En réponse, le ministère de l’Élevage a mis en place un fonds visant à assurer l’accès à l’alimentation du bétail, bien que les financements disponibles (90 millions de francs CFA par an) soient loin de couvrir les besoins.

Les éleveurs de Podor rencontrent des difficultés pour obtenir des financements en raison du faible soutien des banques. Le manque d’organisation des éleveurs et leur capacité limitée à convaincre les banques sont soulignés comme des obstacles. Cependant, certaines associations, telles que Dental Bamtaare Tooro, la Maison des Éleveurs de Podor, et l’Association pour le développement de Namarel, parviennent à décrocher des prêts.

Malgré ces défis, des progrès ont été notés dans la vaccination du cheptel, grâce à des campagnes soutenues par la Banque mondiale et le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel. Les éleveurs se familiarisent de plus en plus avec les campagnes de vaccination, devenant une habitude importante pour la santé du bétail.

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