Sénégal : Les riziculteurs de Podor bénéficient de l’expertise coréenne

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Des acteurs de la filière riz du département de Podor, accompagnés de plusieurs partenaires tels que la Saed et la Koica, se sont réunis à Donaye Tarédji, commune de Guédé Village, pour discuter des « stratégies basées sur les expériences des villages pilotes Saemaul+ », dans le but d' »accroître les rendements de 5,5 à 8 tonnes à l’hectare ».

Sous la présidence de l’adjoint au préfet de Podor, Ousmane Sidibé, l’atelier a réuni quatre-vingt experts, dont le directeur de la délégation de la SAED de Podor, Abou Sall, la directrice adjointe de Koica Sénégal, Mme Hung, des représentants d’ONG, des membres d’organisations de producteurs et des partenaires financiers du Sénégal.

Le projet « Villages pilotes Saemaul », financé par l’Agence coréenne de coopération internationale, intervient sur cinq sites du département de Podor, enregistrant des résultats prometteurs avec des rendements entre 7 et 8 tonnes à l’hectare dans les localités de Diagnoum, Thillé Boubacar, Ndiawar, Guia et Gamadji.

Malgré le potentiel foncier, l’abondance d’eau et une main-d’œuvre jeune à Podor, le Sénégal continue d’importer du riz, créant un paradoxe que le projet vise à résoudre en partageant les méthodes et pratiques de Saemaul Undong dans les cinq villages pilotes. Saemaul Undong, également connu sous le nom de « Mouvement des nouvelles communautés », est une stratégie coréenne développée dans les années 1970, promouvant le développement équilibré basé sur l’assiduité, l’entraide et la coopération.

Les participants ont salué l’organisation de l’atelier, soulignant l’importance de partager les expériences de Saemaul Undong. Le directeur de la délégation de la SAED de Podor a loué la mobilisation du peuple coréen pour relever le défi de l’augmentation de la production. Le projet, en partenariat avec Koica, a mis en œuvre l’approche « Saemaul » qui a eu un impact positif sur plusieurs activités, y compris la production de semences, la formation aux pratiques agricoles, et l’équipement en motos tricycles pour le ramassage des ordures.

Le projet a également contribué à la construction de jardins publics, à des actions de reboisement et à la promotion de la riziculture, notamment chez les femmes et les jeunes ayant visité la Corée. Des productrices et producteurs ont partagé leurs pratiques et résultats obtenus, exprimant leur préférence pour la nouvelle méthode comparativement à l’ancienne.

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