Burkina Faso : 50 milliards FCFA de la BOAD pour sécuriser la campagne cotonnière 2026/2027

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Le Burkina Faso renforce les préparatifs de sa prochaine campagne cotonnière, dans un contexte de relance progressive de la production. La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a annoncé, le 30 mars, l’approbation d’un financement de 50 milliards de FCFA (88,2 millions de dollars) destiné à soutenir la filière coton.

Cette enveloppe permettra de financer l’acquisition de 120 000 tonnes d’intrants agricoles en vue de la campagne 2026/2027. L’objectif est d’assurer un meilleur accompagnement des producteurs et de consolider les performances de cette culture stratégique pour l’économie burkinabè.

Un appui clé pour la productivité agricole

Même si la composition détaillée des intrants n’a pas été précisée, les exploitations cotonnières du pays utilisent généralement des engrais NPKSB, de l’urée, ainsi que des produits phytosanitaires tels que herbicides et pesticides, notamment pour lutter contre les jassides, principaux ravageurs du coton.

Ce financement vise à garantir la disponibilité de ces intrants essentiels, facteur déterminant pour améliorer les rendements et sécuriser la production.

Une filière en phase de redressement

L’intervention de la BOAD intervient alors que la filière coton burkinabè amorce une reprise après plusieurs campagnes difficiles. Pour la saison 2025/2026, actuellement en cours d’achèvement, la production de coton graine est estimée à 336 812 tonnes, selon les données relayées par le Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA).

Cette performance représenterait une hausse de 15 % par rapport à la campagne précédente, marquant un retour à la croissance après trois années consécutives de baisse.

Entre 2021/2022 et 2024/2025, la production était en effet passée de près de 519 000 tonnes à 292 660 tonnes, soit un recul de 44 %, sous l’effet combiné de contraintes climatiques, de défis sécuritaires et de difficultés d’accès aux intrants.

Un enjeu stratégique pour l’économie

Principale culture d’exportation du Burkina Faso, le coton joue un rôle central dans les revenus des agriculteurs et les équilibres macroéconomiques du pays.

Dans ce contexte, la mobilisation anticipée des financements pour la prochaine campagne traduit la volonté des autorités et de leurs partenaires de stabiliser la production, voire de renouer avec une trajectoire de croissance durable.

À court terme, l’enjeu sera de consolider la reprise amorcée, dans un environnement marqué par des incertitudes persistantes, notamment en matière de sécurité et de conditions climatiques.

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