Ghana : l’UE prête à mobiliser 20 millions € pour lever les freins techniques du rail

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Au Ghana, la relance du transport ferroviaire passe désormais par des investissements techniques souvent invisibles, mais déterminants. Les autorités misent sur la modernisation des systèmes d’exploitation pour améliorer la performance du réseau et en accroître l’attractivité.

La Ghana Railway Development Authority (GRDA) a annoncé une intention de financement de 20 millions d’euros de l’Union européenne pour moderniser le système de signalisation de la ligne Tema – Mpakadan. L’approbation définitive de ce financement est attendue pour octobre 2026.

Un verrou technique qui limite les performances

Mise en service en 2024 après un investissement estimé à 449 millions de dollars, la ligne ferroviaire fonctionne actuellement en deçà de ses capacités. En cause : l’absence de systèmes de signalisation pleinement opérationnels.

Cette contrainte limite le trafic à un seul train à la fois, freinant ainsi la montée en puissance de l’infrastructure, malgré une demande croissante de mobilité.

L’ETCS Level 1 pour fluidifier le trafic

Pour y remédier, la GRDA prévoit l’introduction du système ETCS Level 1, une technologie avancée de gestion et de supervision du trafic ferroviaire.

Selon l’institution, ce dispositif permettra d’autoriser des mouvements simultanés de trains en toute sécurité, grâce à des mécanismes automatisés d’autorisation et de contrôle. Une évolution qui devrait considérablement améliorer la fluidité et la capacité de la ligne.

Le rail au cœur de la stratégie de transport

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie globale du Ghana visant à repositionner le rail comme un pilier central de son système de transport, dans un contexte de forte congestion du réseau routier.

Le Ghana Railway Master Plan 2026 prévoit notamment de connecter les principales villes du pays et de renforcer le transport de fret. Les minerais (manganèse, bauxite, fer) ainsi que les productions agricoles, notamment le cacao, figurent parmi les priorités logistiques.

Des ambitions confrontées à des contraintes structurelles

Malgré ces ambitions, la mise en œuvre des projets ferroviaires reste confrontée à des défis persistants, notamment en matière de financement.

Une feuille de route couvrant la période 2020-2035 prévoyait déjà le développement de 4000 km de voies ferrées. À ce jour, seuls 25 % de cet objectif ont été réalisés, illustrant les difficultés rencontrées dans l’exécution des projets.

Dans ce contexte, l’appui de partenaires comme l’Union européenne apparaît déterminant pour accélérer la modernisation du réseau et concrétiser les ambitions ferroviaires du Ghana.

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