Ghana : les exportations de produits dérivés du cacao bondissent de 90 % en 2025

Date :

Partager l'article :

Au Ghana, la transformation locale du cacao gagne du terrain. Les recettes d’exportation issues des produits dérivés ont atteint 1,8 milliard de dollars en 2025, en hausse de 90 % sur un an, selon le rapport publié le 19 avril par la Ghana Export Promotion Authority.

Cette catégorie regroupe notamment la pâte, le beurre, la poudre et les tourteaux de cacao, utilisés comme intrants dans les صنایع du chocolat, de la confiserie et des boissons.

Une performance portée par les prix et la demande

La progression des recettes s’explique par une demande internationale soutenue, mais aussi par la hausse des cours du cacao observée en début d’année 2025. Les prix, bien qu’en repli en fin d’exercice, sont restés à des niveaux historiquement élevés, permettant une meilleure valorisation des produits transformés.

Dans le détail, la pâte de cacao arrive en tête avec 789,3 millions de dollars de recettes (+70,9 %), suivie du beurre de cacao (635,7 millions de dollars, plus du double sur un an). Les exportations de poudre de cacao ont généré 233,8 millions de dollars, tandis que les tourteaux ont rapporté près de 140 millions de dollars (+56 %).

Une montée en gamme encore incomplète

Malgré cette dynamique, la transformation locale reste en deçà de son potentiel. Le Ghana transforme encore moins de 40 % de sa production annuelle de cacao, selon les données du United States Department of Agriculture. Entre 2023 et 2025, les volumes transformés ont atteint en moyenne 220 000 tonnes par an, pour une production estimée à près de 600 000 tonnes.

Ce niveau contraste avec une capacité installée évaluée à plus de 500 000 tonnes en 2025, révélant une sous-utilisation des infrastructures. Celle-ci s’explique principalement par les difficultés d’accès des industriels locaux à la matière première.

Vers une accélération de la transformation locale

Les perspectives restent toutefois favorables. Les autorités ghanéennes ambitionnent d’allouer 50 % de la production nationale à la transformation locale à partir de la campagne 2026/2027, une orientation confirmée par le ministre des Finances Cassiel Ato Forson.

Dans ce contexte, l’amélioration de l’accès des transformateurs aux fèves apparaît comme un levier clé pour renforcer la valeur ajoutée locale, optimiser l’utilisation des capacités industrielles et accroître durablement les recettes d’exportation.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

spot_img

Articles similaires

Togo : à Washington, Lomé explore de nouveaux leviers pour renforcer sa résilience économique

Le Togo a pris part aux réunions de printemps du Fonds monétaire international et du Groupe de la...

Liberia : le gouvernement mise sur le numérique pour piloter la performance publique

Au Liberia, l’exécutif engage une réforme de son administration en s’appuyant sur des outils numériques pour renforcer la...

Nigeria : un fonds social de 17 milliards de nairas pour financer des projets locaux

Le président Bola Ahmed Tinubu a approuvé, mercredi 22 avril, la création d’un fonds national d’action sociale doté...

Niger : un projet de 6 milliards FCFA pour relancer l’irrigation à Tahoua

Au Niger, la transition vers une agriculture moins dépendante des aléas climatiques se poursuit. Le gouvernement a lancé,...