La Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) poursuit le renforcement de son appui au secteur privé ouest-africain. L’institution régionale a signé, le 20 mai à Lomé, un accord de prêt de 10 milliards FCFA avec Afriland First Bank Côte d’Ivoire, destiné à élargir l’accès au financement des entreprises ivoiriennes.
Cette ligne de crédit vise en priorité les micros, petites et moyennes entreprises (MPME) ainsi que les entreprises de taille intermédiaire (ETI), confrontées à des contraintes persistantes d’accès au crédit de court et moyen terme dans l’économie ivoirienne.
Les financements cibleront plusieurs secteurs jugés stratégiques, notamment la santé, l’éducation, l’agro-industrie, l’industrie manufacturière, le commerce, le BTP, les services et la technologie.
Un levier pour le financement du secteur privé
À travers cette opération, la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO entend renforcer le rôle du secteur privé comme moteur de transformation économique dans l’espace communautaire.
« Ce partenariat reflète l’engagement constant de la BIDC à renforcer le secteur privé en tant que levier de croissance durable, de développement industriel et d’intégration régionale », a déclaré son président, George Agyekum Donkor.
Pour Afriland First Bank Côte d’Ivoire, cette facilité doit permettre d’accroître significativement sa capacité d’intervention auprès du tissu entrepreneurial local, particulièrement sur le segment des PME, qui concentre une part importante de l’activité économique mais reste sous-financé.
Selon Christian Kammogne Fogaing, directeur général de la banque, cette enveloppe s’inscrit dans une stratégie visant à promouvoir l’inclusion financière et à soutenir l’investissement productif dans un environnement économique plus concurrentiel.
Une dynamique régionale de soutien aux PME
Cette opération s’inscrit dans une tendance plus large de mobilisation des institutions de financement du développement en faveur du secteur privé africain.
Dans un contexte où l’accès au crédit demeure l’un des principaux freins à la croissance des PME en Afrique de l’Ouest, les lignes de refinancement accordées aux banques commerciales apparaissent comme un levier privilégié pour irriguer l’économie réelle.
Au-delà du financement direct, la BIDC mise sur des effets multiplicateurs en matière de création d’emplois, expansion des activités productives et renforcement des chaînes de valeur régionales.
L’initiative s’inscrit dans la stratégie GRO (Growth, Resilience and Optimisation) de la banque régionale, axée sur le financement de projets à fort impact économique, l’industrialisation et la diversification des économies ouest-africaines.
Basée à Lomé, la BIDC joue le rôle d’institution financière de développement de la CEDEAO, avec des interventions couvrant les infrastructures, l’industrie, le développement rural, l’environnement ainsi que le financement des secteurs public et privé.
B.S.




