L’initiative est portée par le Centre d’innovation et des technologies de l’anacarde (CITA) en partenariat avec le cabinet DENETEC Global. Elle vise à former une main-d’œuvre qualifiée capable de soutenir le développement des unités industrielles de transformation du cajou dans le pays.
Premier producteur mondial de noix brutes de cajou avec une production annuelle dépassant le million de tonnes, la Côte d’Ivoire cherche depuis plusieurs années à accroître la part de transformation locale afin de capter davantage de valeur ajoutée et de renforcer les retombées économiques de la filière.
Le programme accueille cinquante jeunes titulaires d’un niveau BAC+2, dont plus de 70 % de femmes. Ce choix reflète la place importante occupée par les femmes dans les activités de transformation du cajou, notamment dans les unités industrielles de décorticage et de conditionnement.
La formation, prévue sur une durée d’un an, combine des enseignements théoriques et des stages pratiques réalisés au sein d’entreprises partenaires de la filière. Les bénéficiaires seront formés aussi bien aux compétences techniques qu’aux savoir-faire professionnels et aux aptitudes transversales liées aux métiers de l’anacarde.
Selon les promoteurs du programme, les contenus pédagogiques ont été élaborés en fonction des besoins exprimés par les industriels afin de faciliter l’insertion professionnelle des apprenants et de répondre aux exigences du marché.
« Ce lancement traduit l’ambition de renforcer les compétences, de créer des opportunités et de contribuer à la transformation durable de l’industrie du cajou », a indiqué un représentant du cabinet DENETEC Global.
La marraine de la promotion, Cynthia Niamoutie épouse Amematekpo, directrice générale de l’usine CILAGRI-CAJOU, a encouragé les jeunes à saisir les opportunités offertes par une industrie en pleine expansion.
De son côté, le directeur du programme WEECAP, Jean Pierre Rousseau, a mis en avant le potentiel de création d’emplois de la filière anacarde, considérée comme l’un des principaux leviers d’industrialisation agroalimentaire en Côte d’Ivoire.
Au-delà de la formation, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer l’écosystème industriel de l’anacarde ivoirien. Malgré son statut de leader mondial de la production de noix brutes, le pays continue de faire face au défi de la transformation locale, encore limitée par des contraintes liées au financement, à la compétitivité industrielle et à la disponibilité de compétences spécialisées.
Le développement de programmes de qualification adaptés aux besoins des entreprises apparaît ainsi comme un enjeu clé pour soutenir la montée en puissance des unités industrielles et accélérer la création de valeur locale dans la filière cajou.
Y.H.




