Le Ghana a officiellement déployé son portail de visa électronique lundi 25 mai, franchissant une étape supplémentaire dans la modernisation de son système d’immigration. Mais c’est l’annonce qui l’accompagne qui retient l’attention des milieux d’affaires : l’exonération totale des frais de visa pour tous les détenteurs de passeports africains se rendant au Ghana pour le tourisme ou les affaires.
Une mesure qui positionne Accra comme l’une des destinations les plus accessibles du continent pour les voyageurs africains, dans un contexte où plusieurs pays resserrent au contraire leurs politiques migratoires.
Une plateforme pour accélérer les procédures
Le portail e-Visa vise à dématérialiser et accélérer le traitement des demandes d’entrée sur le territoire, tout en maintenant les contrôles de sécurité requis. Lors du lancement, le président John Dramani Mahama a tenu à marquer la singularité de l’approche ghanéenne, affirmant que le pays entend se distinguer des tendances mondiales à la restriction et se positionner comme un pôle de mobilité continentale.
La réforme s’accompagne d’investissements concrets dans les infrastructures aéroportuaires. De nouveaux systèmes de numérisation 3D ont été installés aux terminaux 2 et 3 des aéroports internationaux du Ghana, permettant aux passagers de conserver ordinateurs portables et liquides dans leurs bagages à main lors des contrôles de sécurité. À partir d’août 2026, de nouveaux équipements devraient par ailleurs supprimer l’obligation de retirer chaussures et ceintures — des ajustements qui visent à fluidifier l’expérience des voyageurs d’affaires fréquents.
Un mouvement continental
Le Ghana rejoint ainsi un groupe croissant de pays africains ayant fait le choix du visa numérique pour renforcer leur attractivité. La Côte d’Ivoire figure parmi ceux qui ont déjà emprunté cette voie. L’enjeu dépasse la seule simplification administrative : dans une compétition régionale de plus en plus vive pour attirer investisseurs, touristes et talents, la facilité d’accès au territoire est devenue un argument de positionnement économique à part entière.
E.N.




