La filière cotonnière togolaise aborde la campagne 2026-2027 avec un objectif ambitieux : 105 000 tonnes de coton graine sur 105 000 hectares. Les différentes unions régionales de producteurs sont appelées à accroître les superficies emblavées et améliorer les rendements pour atteindre ce cap, dans un contexte où la filière confirme sa dynamique de redressement.
Une progression de plus de 20 % sur la campagne en cours
Selon les données de la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT), la campagne 2025-2026 devrait s’achever sur une production de près de 80 000 tonnes, contre 60 403 tonnes lors de la campagne précédente — une progression de plus de 20 % qui confirme le retour de la filière sur une trajectoire de croissance après plusieurs années de difficultés.
Cette dynamique nationale se décline région par région. Dans la Centrale, l’assemblée générale de l’Union régionale des cotonculteurs tenue récemment à Sokodé a fixé un objectif de 9 000 tonnes sur 9 000 hectares, après une campagne 2025-2026 marquée par une hausse de près de 40 % de la production, à 5 083 tonnes, avec un rendement moyen de 1 115 kg à l’hectare. Dans le Grand Oti, malgré une baisse des superficies liée à l’irrégularité des pluies, la région a produit 7 581 tonnes sur 7 728 hectares, avec un rendement de 981 kg à l’hectare — les responsables locaux misant désormais sur l’amélioration des pratiques culturales pour franchir le seuil symbolique d’une tonne à l’hectare. La région maritime, quant à elle, est appelée à porter sa production à 10 000 tonnes après une récolte de 3 629 tonnes en 2024-2025.
Un prix garanti et des subventions qui soutiennent la relance
Cette dynamique repose sur plusieurs leviers de politique publique : le maintien du prix d’achat du coton graine à 300 FCFA le kilogramme, la poursuite des subventions sur les engrais et l’amélioration progressive des rendements à l’échelle nationale. À plus long terme, les ambitions togolaises tablent sur une production comprise entre 150 000 et 200 000 tonnes à l’horizon 2030 — un objectif qui repositionnerait le coton comme l’une des principales sources de devises agricoles du pays, à condition que la régularité pluviométrique et le maintien des incitations financières se confirment dans la durée.
A.S.




