Côte d’Ivoire : Eni lance la phase 3 de Baleine avec un FPSO de 90 000 b/j, la production totale visera 150 000 barils en 2029

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La multinationale italienne Eni a signé vendredi 3 juillet avec Altera Infrastructure les accords principaux pour la construction et l’exploitation d’un nouveau navire de production pétrolière destiné à la troisième phase de développement du champ Baleine, au large de la Côte d’Ivoire. Le contrat couvre la conception, la construction par le chantier naval chinois Wison New Energies, l’installation, la mise en service et une exploitation de 15 ans.

Un FPSO de 90 000 b/j pour une mise en service attendue entre 2029 et 2030

Le navire — un FPSO capable d’extraire, stocker et transférer le pétrole directement en mer — affichera une capacité de production de 90 000 barils par jour, un stockage de 1,4 million de barils et un traitement de 160 millions de pieds cubes de gaz quotidiens. Sa construction, lancée après la décision finale d’investissement prise en mai dernier pour un montant total de 4 milliards de dollars, devrait prendre 32 à 36 mois — situant l’entrée en service entre janvier et mai 2029.

De 20 000 à 150 000 barils en moins de six ans

La progression de Baleine illustre la rapidité avec laquelle ce champ s’est imposé dans le paysage pétrolier ouest-africain. Lancé à 20 000 barils par jour en août 2023, le champ produit aujourd’hui 60 000 b/j. Combinée aux deux premières phases, la troisième portera la production totale à environ 150 000 barils de pétrole et 200 millions de pieds cubes de gaz par jour — soit une multiplication par sept et demi en moins de six ans d’exploitation.

L’ensemble du gaz produit sera destiné au marché ivoirien pour soutenir la production d’électricité et le développement industriel — un engagement stratégique dans un pays dont la demande énergétique croît de 10 % par an et qui vise l’accès universel à l’électricité d’ici 2030.

Un tour de table international qui s’étoffe

La phase 3 est opérée par Eni aux côtés de Petroci Holding, la compagnie nationale ivoirienne, du négociant suisse Vitol — entré au capital en septembre 2025 — et de la compagnie publique azerbaïdjanaise SOCAR. Pour Altera Infrastructure, dont l’activité offshore a été rachetée par le fonds Carlyle en septembre 2025, ce contrat prolonge une relation déjà établie sur Baleine : la compagnie opère déjà les deux navires de la phase 2.

E.N.

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