Côte d’Ivoire : le Conseil du café-cacao structure les initiatives agroforestières et carbone dans l’Indénié-Djuablin

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Alors que la durabilité devient un enjeu central pour l’avenir de la filière café-cacao ivoirienne, le Conseil du café-cacao accélère la structuration des initiatives locales liées à l’agroforesterie et aux projets carbone.

La délégation régionale de l’Indénié-Djuablin a officiellement lancé, mercredi, les activités de sa plateforme régionale de coordination des initiatives agroforestières et des projets carbone, à l’occasion d’un atelier organisé à la préfecture.

Cette initiative s’inscrit dans la feuille de route 2026 de l’institution, qui prévoit notamment une meilleure cartographie des initiatives agroforestières, un renforcement de la coordination entre les acteurs et un suivi plus rigoureux des interventions sur le terrain.

L’atelier, présidé par le secrétaire général 2 de préfecture, Arsène Serikpa, a réuni un large éventail de parties prenantes : administrations publiques, opérateurs privés, partenaires techniques et financiers, organisations non gouvernementales ainsi que groupements de producteurs impliqués dans la promotion d’une agriculture plus durable.

L’objectif affiché est de remédier à la fragmentation des initiatives souvent observée dans la filière. À travers cette plateforme, le Conseil du café-cacao entend centraliser les données, améliorer la visibilité des projets en cours, mieux identifier les besoins des acteurs et renforcer la cohérence des interventions autour d’une vision commune.

Le dispositif repose sur un maillage d’antennes régionales appelées à jouer un rôle opérationnel de proximité. Ces relais auront pour mission de coordonner les actions au niveau local, d’assurer la remontée d’informations, de favoriser les synergies entre projets et d’améliorer la traçabilité des initiatives agroforestières et carbone.

Cette structuration intervient dans un contexte où la filière cacao fait face à des pressions croissantes liées à la déforestation, aux exigences de durabilité des marchés internationaux et à l’émergence de mécanismes de valorisation carbone susceptibles de créer de nouvelles sources de revenus pour les producteurs.

Le délégué régional du Conseil du café-cacao, Yaya Kangouté, a présenté cette démarche comme « un tournant décisif » pour construire une filière plus durable, plus résiliente et plus compétitive, insistant sur la nécessité d’une action collective pour maximiser les impacts.

De son côté, Arsène Serikpa a salué la mise en place de cet outil de gouvernance territoriale, appelant les différentes parties prenantes à maintenir une collaboration étroite afin de garantir l’efficacité du dispositif.

Au-delà de l’Indénié-Djuablin, cette approche pourrait préfigurer une montée en puissance plus structurée de l’agroforesterie et des projets carbone dans l’ensemble du bassin café-cacao ivoirien, à un moment où la transition vers des modèles agricoles plus durables devient autant un impératif environnemental qu’un enjeu économique.

E.N.

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