Le fonds panafricain de dette privée BluePeak Private Capital a annoncé lundi 1er juin un investissement de 16 millions de dollars dans le Groupe Centaures, l’un des principaux acteurs de la logistique en Côte d’Ivoire. L’opération, réalisée via le fonds BluePeak Private Capital Fund II (BPCF II), prend la forme d’un prêt indexé sur des objectifs de développement durable — une structure qui conditionne une partie des conditions financières aux performances ESG de l’emprunteur.
Croissance et verdissement de la flotte au programme
Entreprise familiale de troisième génération, le Groupe Centaures utilisera ces fonds pour renforcer ses capacités opérationnelles et accélérer son développement. Le volet ESG de l’opération cible directement l’un des points noirs du secteur en Afrique de l’Ouest : des flottes vieillissantes, fortement émettrices de carbone, dans un environnement logistique fragmenté et à coûts élevés.
« La logistique est un pilier du développement économique en Afrique de l’Ouest, mais elle demeure fragmentée et fortement émettrice de carbone », a déclaré Walid Cherif, associé gérant de BluePeak Private Capital, soulignant la volonté du fonds d’intégrer des résultats concrets en matière de durabilité à la trajectoire de croissance de ses participations.
Le deuxième ticket de BPCF II, sur une cible de 250 millions de dollars
Il s’agit du deuxième investissement réalisé par BPCF II depuis son lancement en 2025, après un premier closing à 80 millions de dollars. Véhicule panafricain de dette privée, le fonds cible les PME en croissance dans des secteurs stratégiques — industrie, pharmacie, logistique et services financiers — avec des tickets unitaires compris entre 15 et 25 millions de dollars. BluePeak ambitionne de porter la taille totale du fonds à 250 millions de dollars, avec une couverture géographique étendue à une douzaine de marchés africains, dont la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Nigeria, le Ghana, le Maroc, le Kenya et l’Afrique du Sud.
Pour le marché ivoirien, cet investissement confirme l’intérêt croissant des fonds de dette privée pour le secteur logistique — un maillon critique de l’économie régionale qui reste historiquement sous-financé par les circuits bancaires traditionnels.
Y.H.




