Le Marché africain des solutions spatiales (MASS) a ouvert ses portes mardi 7 juillet au Parc des expositions d’Abidjan-Port Bouët, pour trois jours de rencontres autour des applications concrètes des technologies spatiales au service du développement africain. Quelque 15 000 visiteurs sont attendus à cette deuxième édition, en hausse par rapport aux 12 000 enregistrés lors de la première en 2025, qui avait réuni 60 exposants et 25 délégations officielles.
Placée sous le thème « L’espace au service du développement : accélérer la transformation socio-économique de l’Afrique », cette édition met l’accent sur les applications opérationnelles — gestion du foncier, planification urbaine, fiscalité locale, anticipation des risques climatiques, agriculture de précision, géolocalisation des flux et intégration des drones dans la gestion urbaine.
Un marché à fort potentiel pour les collectivités et les PME
L’enjeu commercial est réel. Communes, régions et administrations représentent un marché croissant pour les prestataires de solutions spatiales en Afrique de l’Ouest, à mesure que les collectivités intègrent les données d’observation de la Terre, la cartographie numérique et l’intelligence artificielle dans leurs politiques publiques. Le représentant de l’Union des villes et communes de Côte d’Ivoire, Soumaïla Diarrassouba, a souligné que ces technologies permettront aux communes de « devenir de véritables laboratoires d’expérimentation ».
Le forum, qui se tient jusqu’au 9 juillet, comprend des expositions, des ateliers sectoriels, des rencontres B2B et des signatures de conventions — le volet le plus attendu pour les acteurs du secteur qui cherchent à convertir les échanges en contrats concrets.
A.S.




