Les nigérians face à la hausse des prix des transports

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Depuis le mois de mai, le Nigeria a mis en place différentes approches pour atténuer les effets de la suspension des subventions sur le carburant, allant de la réduction de la consommation ménagère aux mesures prises par les gouvernements locaux et l’État central.

Dans certains États du pays, notamment l’État de Bauchi dans le Nord-Est et l’État de Bayelsa situé dans le delta du Niger au sud, on observe une réorganisation du transport collectif. Les gouvernements locaux ont pris l’initiative de mettre en circulation des flottes de minibus et de véhicules personnels dans le transport en commun, afin de proposer des tarifs de mobilité plus abordables pour les citoyens, confrontés à la hausse des coûts de déplacement depuis la suppression des subventions sur le carburant.

D’autres mesures sont également envisagées, comme le déploiement prochain de bus électriques et la mise en place de subventions sur les tarifs du transport collectif par certaines administrations locales.

Le gouvernement fédéral a, de son côté, annoncé la création d’un fonds de soutien aux infrastructures (ISF) qui utilisera les montants économisés suite à la suppression de la subvention pour investir à long terme dans des secteurs vitaux de l’économie nationale, dont celui des transports. Selon les estimations de la Banque mondiale, le Nigeria pourrait économiser jusqu’à 15 milliards USD d’ici 2025 grâce à cette mesure.

Suite à l’annulation de la subvention, le prix du carburant à la pompe est passé à 557 nairas le litre d’essence, entraînant une augmentation d’environ 50% des tarifs du transport. Actuellement, le prix de l’essence stagne autour de 617 nairas le litre, selon Global Petrol Price.

Face à ces nouvelles contraintes économiques, de nombreux ménages réajustent leurs dépenses en consommation et explorent des moyens de transport propulsés par des énergies non fossiles. Le Nigeria cherche ainsi à trouver des solutions efficaces pour faire face à cette situation et continuer de développer son économie nationale.

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