Sénégal – probable élection de Diomaye FAYE ; quel est son programme économique ?

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L’élection présidentielle s’est déroulée dans le calme ce dimanche 24 mars 2024 sur toute l’étendue du territoire sénégalais. Les premières tendances laissent entrevoir une probable victoire au premier tour du candidat souverainiste Bassirou Diomaye FAYE. « Affaires et Entreprises » vous livre ci-dessous les principaux axes de son programme économique.

Un modèle économique endogène d’industrialisation par substitution aux importations est envisagé par la coalition « Diomaye Président », plaçant l’industrialisation comme priorité. Fondé sur l’agriculture, l’industrie et la finance, ce modèle rationalisera les dispositifs existants en créant une banque publique d’investissement unique. De plus, un « Livret d’épargne du patriotisme économique populaire » sera mis en place pour financer les PME locales, et des mesures seront instaurées pour mobiliser la puissance financière de la diaspora.

Une politique budgétaire territoriale, articulée autour de Plans Locaux de Développement, sera mise en œuvre pour optimiser les ressources et assurer une gestion transparente des finances publiques. Une réforme monétaire sera entreprise pour doter le pays de sa propre monnaie, soutenue par une politique macroéconomique solide et la séparation des banques d’affaires des banques de dépôt.

Une politique fiscale novatrice, efficiente et transparente sera instaurée pour renforcer la confiance entre les contribuables et l’administration fiscale, réduire les dépenses fiscales et lutter contre la fraude. Les finances locales seront renforcées pour une meilleure mobilisation des ressources, et une gestion efficace de la dette publique sera mise en place.

Des mécanismes de développement endogène seront promus pour accélérer la croissance économique, incluant la mise en place de pôles économiques régionaux et un cadre d’intervention stratégique de l’État. Le commerce intérieur sera développé, mettant l’accent sur la production locale et la consommation nationale.

Pour un commerce extérieur compétitif, l’industrialisation et la transformation locale des produits seront encouragées, ainsi que les investissements directs étrangers dans les secteurs stratégiques. La formalisation du secteur informel sera abordée par des programmes de sensibilisation, de formation et de facilitation administrative.

Enfin, une harmonisation et une rationalisation des structures d’accompagnement seront réalisées, notamment par la création d’une Maison de l’Entrepreneur regroupant tous les services d’appui et d’accompagnement à l’entrepreneuriat.

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