L’UEMOA projette une croissance économique de 7,6% sur l’année 2023

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Le président du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Adama Coulibaly, a annoncé une prévision de croissance économique de 7,6 % pour l’ensemble de l’année 2023, malgré certains retards dans l’avancement de projets majeurs dans les secteurs pétroliers et gaziers.

Lors de l’ouverture de la 3e session ordinaire du Conseil des ministres de l’UEMOA pour l’année 2023, qui s’est tenue le vendredi 22 septembre dans les locaux de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Abidjan Plateau, Adama Coulibaly, également ministre ivoirien de l’Économie et des Finances, a dressé le bilan du deuxième trimestre.

Il a noté que malgré le ralentissement de l’activité économique mondiale en raison du resserrement des politiques monétaires, les économies de l’Union ont montré leur résilience en enregistrant une croissance économique de 5,7 % au deuxième trimestre 2023, après 7,6 % au trimestre précédent. Cette croissance a été soutenue par l’augmentation de la valeur ajoutée dans tous les secteurs.

Le taux d’inflation, en glissement annuel, est passé de 5,8 % au premier trimestre à 4,0 % au deuxième trimestre. Cette réduction des prix est principalement attribuée aux mesures prises par les États membres pour lutter contre la hausse des coûts de la vie, ainsi qu’à la politique monétaire de la BCEAO.

En ce qui concerne les finances publiques, le premier semestre a enregistré une augmentation du déficit budgétaire global, y compris les dons. Les États ont en partie financé ce déficit en recourant au marché financier régional.

Les échanges extérieurs des pays de l’Union au cours du deuxième trimestre ont montré une amélioration du solde de la balance des transactions courantes. Le déficit courant rapporté au PIB est passé de 9,9 % à 6,1 % au deuxième trimestre 2023 par rapport à la même période de l’année précédente.

Malgré cette amélioration du déficit extérieur courant, le solde global de la balance des paiements est resté déficitaire au terme du premier semestre 2023. Adama Coulibaly a souligné l’importance pour les États membres de l’Union de maintenir des relations harmonieuses avec les partenaires au développement afin de mobiliser davantage de ressources financières et de renforcer la stabilité monétaire.

En conclusion, il a exprimé sa gratitude envers les responsables des instances de l’Union pour leur soutien dans le processus d’intégration et de consolidation des économies des États membres. Cette session a également marqué le retour du Mali dans les instances de l’Union, tandis que le Niger était absent en raison de sanctions imposées en juillet suite à un coup d’État.

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