Sénégal : des experts posent le débat de l’exposition du secteur bancaire aux risques climatiques

Date :

Partager l'article :

Des experts ont engagé une discussion sur l’exposition du secteur bancaire et financier aux risques climatiques, en mettant en lumière le rôle des banques centrales africaines, lors d’une réunion à Dakar le 27 octobre.

Cette discussion a été organisée par l’Institut Supérieur de Finance (ISF), un établissement d’enseignement supérieur sénégalais, et a permis aux participants de réfléchir à cette problématique cruciale.

Le directeur de l’ISF, Papa Diallo, a souligné l’importance de ce sujet en Afrique, déclarant que « parler de l’évolution du rôle des banques centrales dans l’accompagnement des États face aux défis climatiques, et de l’impact qui en découle sur la sphère financière, nous paraît un sujet d’actualité de toute première importance en Afrique ».

La rencontre scientifique de deux jours avait pour thème « Mitigation de l’exposition du secteur bancaire et financier aux risques climatiques : enjeux et orientations pour les banques centrales ».

Moustapha Kassé, un économiste, a souligné la nécessité d’une expertise continentale en Afrique pour faire face aux risques climatiques, en s’appuyant sur les travaux des chefs d’État africains lors d’un sommet récent à Nairobi. Il a également noté que, bien que la question du changement climatique soit relativement nouvelle pour les banques centrales, elle est ancrée dans leurs mandats traditionnels.

Kassé a également souligné les besoins financiers importants pour protéger les banques centrales des risques climatiques, citant une évaluation du GIEC et de la Banque africaine de développement à environ 2 500 milliards de dollars américains. Il a ajouté que le changement climatique a un impact sur l’ensemble du secteur financier, en mettant en évidence des défis environnementaux complexes auxquels l’Afrique est confrontée, notamment la désertification et la dégradation des ressources forestières.

L’ancien ministre sénégalais du Budget, Ibrahima Sarr, a appelé à l’intégration de la variable climatique dans toutes les politiques publiques, soulignant l’importance de produire tout en prenant en compte les considérations climatiques.

Cette discussion intervient dans un contexte d’urbanisation rapide et chaotique, ainsi que de dégradation de l’économie agricole en Afrique, mettant en lumière les défis environnementaux auxquels le continent est confronté.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

spot_img

Articles similaires

BIDC : son président George Agyekum Donkor distingué aux African Business Leadership Awards 2026

Le président de la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), Dr George Agyekum Donkor, a...

Crise du cacao en Côte d’Ivoire : le modèle de stabilisation mis à l’épreuve

La crise actuelle du cacao en Côte d'Ivoire remet en cause le système de stabilisation du secteur, poussant à une révision des stratégies économiques.

Mauritanie : ajuster les subventions aux carburants pour protéger les ménages vulnérables

La Mauritanie fait face à un dilemme crucial entre l'ajustement des prix des carburants et la protection des ménages vulnérables.

Marie-Laure N’Goran, première femme élue à la tête de l’UNJCI

Marie-Laure N'Goran devient la première femme à présider l'UNJCI, marquant une étape significative dans le paysage médiatique ivoirien.