Niger : Global Atomic souhaite lever 37 millions $ pour l’uranium de Dasa

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Lors de la COP28 à Dubaï, plus de 20 pays ont exprimé la volonté de tripler la capacité mondiale d’énergie nucléaire d’ici 2050, suscitant un regain d’intérêt pour cette source d’énergie. Cette annonce est particulièrement bien accueillie par des nations productrices d’uranium telles que le Niger, qui représente 4 % de l’approvisionnement mondial et dispose de réserves suffisantes pour augmenter sa production.

La société minière canadienne Global Atomic a récemment annoncé une levée de fonds pouvant atteindre 50 millions de dollars canadiens (36,8 millions de dollars) le 6 décembre. Ces fonds seront alloués au développement du projet d’uranium Dasa au Niger.

Cette levée de fonds marque un tournant important pour Global Atomic, étant la première depuis le coup d’État en juillet 2023 qui a mis fin au régime démocratiquement élu du président Mohamed Bazoum. La compagnie a également annoncé qu’elle bénéficie du soutien du gouvernement des États-Unis, malgré la situation politique au Niger, ce qui constitue une deuxième nouvelle positive pour le projet Dasa en quelques semaines.

Au cours de l’année, Global Atomic avait craint que la désignation officielle par Washington du changement de gouvernement en juillet comme un coup d’État n’entrave le financement du projet par une banque de développement américaine. Cependant, ces craintes ont été dissipées, et des discussions se poursuivent avec cette banque et Export Development Canada, l’organisme de crédit à l’exportation du Canada, pour obtenir des fonds.

Global Atomic estime qu’un financement supplémentaire de 250 à 275 millions de dollars américains sera nécessaire pour achever la construction et la mise en service du projet Dasa. La mine, dont l’exploitation est prévue sur 12 ans, devrait produire 44 millions de livres d’uranium, contribuant probablement à l’approvisionnement de certaines centrales nucléaires nord-américaines, grâce à des accords de vente déjà conclus par la société.

Le regain d’intérêt pour l’uranium ces derniers mois, avec un prix dépassant 80 dollars par livre en novembre, s’explique par la multiplication des projets de développement de nouvelles centrales nucléaires dans le monde. L’appel lancé par plus de 20 pays lors de la COP28, en vue de tripler la capacité mondiale d’énergie nucléaire d’ici 2050, reflète cette dynamique.

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