Le Ghana obtient 600 millions $ du FMI au titre de la FEC

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En réaction à l’accord de principe sur la restructuration de sa dette de 5,4 milliards de dollars conclu avec ses créanciers officiels le 12 janvier dernier, le Ghana a bénéficié d’un versement « immédiat » de 600 millions de dollars du Fonds monétaire international (FMI), suite à la première revue dans le cadre d’un accord triennal appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC). L’annonce a été faite par le FMI le vendredi 19 janvier.

Cette FEC, approuvée en mai 2023 pour un montant global d’environ 3 milliards de dollars, a pour objectif de soutenir les efforts des autorités ghanéennes visant à rétablir la stabilité macroéconomique, assurer la viabilité de la dette et promouvoir une croissance plus inclusive dans le pays.

Malgré les défis économiques auxquels il fait face, le Ghana a, selon le FMI, mis en œuvre le programme de réforme de manière « réussie ». L’institution souligne que les initiatives des autorités, telles que la réorientation des politiques macroéconomiques, la restructuration de la dette et la mise en place de réformes substantielles, ont déjà engendré des résultats positifs, avec une croissance plus résiliente que prévu initialement.

Le versement immédiat de 600 millions de dollars fait suite à l’annonce de l’accord de principe sur la restructuration de la dette de 5,4 milliards de dollars conclu avec les créanciers officiels du pays le 12 janvier dernier, un an après avoir soumis la demande. L’institution de Bretton Woods avait conditionné le décaissement supplémentaire dans le cadre du programme FEC à la conclusion de cet accord par Accra.

En conséquence de cet accord, le Ghana a obtenu un moratoire sur le service de sa dette bilatérale jusqu’en mai 2026, qui s’appliquera pendant toute la durée du programme de réforme soutenu par le FMI, comme l’a précisé le ministère ghanéen des Finances.

Selon les engagements du Ghana auprès du FMI, le pays est en voie de réduire son déficit budgétaire de 4 % en 2023. Le gouvernement vise également à réduire sa dette publique à 55 % du PIB d’ici 2028, par rapport à l’estimation de 86,1 % du PIB en 2023.

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