Mali : mise en branle d’un programme de bourses par la coopération française

Date :

Partager l'article :

Dans le cadre de sa campagne BGF (Bourses du Gouvernement Français) destinée aux étudiants étrangers, la France s’apprête à former des étudiants maliens. L’objectif est de proposer des formations dans des domaines à forte employabilité, pour lesquels l’offre de formation demeure limitée au Mali.

Le service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France a lancé un appel à candidatures pour un programme de bourses d’études à l’intention des étudiants maliens. Ces bourses offrent la possibilité de suivre un cours de master de deux ans à partir de l’année académique 2024-2025.

Les bourses sont prioritairement destinées aux étudiants inscrits dans l’un des 15 établissements d’enseignement supérieur publics maliens, notamment l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako, l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako, l’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako, l’Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako, l’Université de Ségou, l’École Normale Supérieure de Bamako, l’École Normale d’Enseignement technique et professionnel, l’Institut Polytechnique Rural de Formation et de Recherche appliquée, l’École Nationale d’Ingénieurs Abderhamane-Baba-Touré. D’autres établissements tels que le Centre de Recherche et de Formation pour l’Industrie Textile, l’Institut National de Formation en Sciences de la Santé, l’Institut National de Formation des Travailleurs Sociaux, l’Institut National de la Jeunesse et des Sports, l’École Supérieure de Journalisme et des Sciences de la communication, et l’Institut Zayed de Sciences économiques et juridiques sont également concernés.

Les candidats doivent être titulaires d’un diplôme de licence et avoir moins de 27 ans. Les étudiants en première année de master sont également éligibles. De plus, ils doivent présenter un projet d’études aligné sur l’une des filières de formation proposées.

Les filières ciblées englobent les domaines de l’environnement et du développement durable (transition écologique, ingénierie de l’eau et environnement, agroécologie, vulnérabilités et inégalités d’accès et d’usages des ressources naturelles), des sciences de l’ingénieur et technologies (mécatronique, génie énergétique, génie industriel, génie alimentaire), des mathématiques et de l’informatique (data science, télécommunications et réseaux, numérique), des sciences de gestion (gestion et administration d’entreprises, entrepreneuriat et management de projets, management public), et du développement (étude de genre, études de développement urbain, population, prospective).

Ces filières ont été sélectionnées en tenant compte de l’absence ou de la faiblesse des offres de formation dédiées au Mali, ainsi que du potentiel en termes de débouchés professionnels pour les diplômés.

Le programme de bourses couvre les frais d’inscription pour la durée de la formation, une assurance santé, une allocation mensuelle, ainsi que les frais de transport aller-retour. La procédure de candidature se déroule en ligne, et les candidats ont jusqu’au 30 janvier pour soumettre leur dossier.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

spot_img

Articles similaires

ZLECAf : Ecobank s’allie au secrétariat continental pour fluidifier le commerce intra-africain

Alors que le commerce intra-africain reste encore limité à environ 15 % des échanges du continent, le secrétariat...

Nigeria : la NNPC tente un nouveau pari pour relancer ses raffineries publiques, sans argent public direct

Après plus de vingt ans d’investissements massifs sans résultats durables, le Nigeria tente une nouvelle approche pour remettre...

Guinée : le port en eau profonde de Dobali avance, Boké veut changer d’échelle industrielle

La Guinée poursuit sa stratégie de transformation de son appareil logistique autour du boom minier. Les premiers résultats...

Nigeria : Thor mise jusqu’à 11 millions $ pour prolonger la vie de l’unique mine d’or industrielle du pays

Alors que la mine d’or Segilola, seule exploitation aurifère industrielle du Nigeria, approche théoriquement la fin de son...