Sénégal : les candidats à la présidentielle interpellés pour une pêche durable

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En pleine effervescence de la campagne électorale au Sénégal, les acteurs de la pêche se mobilisent en présentant une charte pour une pêche durable aux 19 candidats à l’élection présidentielle du 24 mars. Jusqu’à présent, huit candidats ont approuvé cette charte, mais les pêcheurs aspirent à rallier le plus grand nombre de candidats à leurs propositions.

La charte, élaborée par la coalition nationale pour une pêche durable, comprend treize engagements, tels que le gel de l’octroi de nouvelles licences pour les ressources surexploitées, le nettoyage des fonds marins, et l’audit du parc piroguier et de la flotte industrielle.

Mamadou Sarr, secrétaire général du comité local de pêche (CLP) de Ouakam, souligne l’importance de ces engagements : « De nos jours, il y a une raréfaction de la ressource. Avant, on se disputait, on était frustré… Mais maintenant, on a mis cette charte en place. Ce sont des solutions pour que les bénéfices de la pêche reviennent au Sénégal ».

La charte préconise également la gestion des stocks à l’échelle sous-régionale, l’audit de l’accord de pêche avec l’Union européenne et l’attribution d’un pourcentage des revenus de l’exploitation du pétrole et du gaz au secteur de la pêche. Ces propositions ont reçu le soutien de Greenpeace.

Aliou Ba, responsable de la campagne océan de l’ONG en Afrique, souligne l’importance de l’engagement des candidats à la présidentielle envers ces solutions : « Dès lors qu’ils auront promis d’intégrer ces 13 points dans leur programme. Ça nous permettra de faire un suivi sur le respect des engagements qui ont été pris par les candidats ».

Actuellement, huit des dix-neuf candidats ont promis de respecter ces engagements s’ils sont élus. Mahammed Boun Abdallah Dione, candidat ayant visité des pêcheurs de Ouakam, a signé la charte, soulignant que la pêche est « l’un des secteurs les plus importants » pour le pays. « Nous avons la chance d’avoir plus de 500 km de côte sur l’Atlantique et 17% de la population vit du secteur de la pêche, donc il est important de travailler avec eux », a-t-il déclaré.

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