Togo : un référentiel national en cours de validation pour structurer la production biologique

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Après des années d’évolution dans un cadre peu structuré, la filière biologique togolaise s’apprête à franchir une étape décisive. Les acteurs du secteur travaillent à la mise en place d’un référentiel national de production biologique, censé harmoniser les normes locales et faciliter l’accès des producteurs à la certification.

Le document est actuellement en cours de validation lors d’un atelier organisé depuis le 3 février à Lomé, sous l’égide de l’Association nationale de l’agriculture biologique au Togo, en collaboration avec la coopération allemande GIZ.

Selon Combé K. Sélom Anani, président de l’ANABIO-Togo, l’initiative remonte à 2020, année durant laquelle les acteurs de la filière ont commencé à réfléchir à un cadre permettant de définir eux-mêmes les standards de production et de commercialisation des produits identitaires togolais dans le cadre du dispositif Bio-SPG, une norme nationale déjà reconnue à l’international. « Nous avons travaillé avec les producteurs et les fermes agroécologiques pour construire ce référentiel », précise-t-il.

Ce futur référentiel vise à accompagner les producteurs engagés dans l’agroécologie et à lever l’un des principaux obstacles à l’essor du bio au Togo : l’absence de standards nationaux harmonisés. Une fois validé, il permettra de certifier localement les produits bio, de renforcer la confiance des consommateurs et d’encourager la consommation de produits locaux.

Pour Essot’na Héyou Bodjona, directeur général de l’Agence togolaise de normalisation, le document compile les exigences relatives à la production biologique, mais aussi à la production végétale et animale, ainsi qu’aux règles de gouvernance du dispositif.

Les travaux de Lomé prolongent une série de consultations menées dans d’autres localités du pays, notamment Atakpamé, Kpalimé et Sokodé, afin d’intégrer les préoccupations des producteurs dans la version finale du texte.

Avec ce référentiel, le Togo espère structurer durablement sa filière biologique et offrir aux agriculteurs un cadre clair pour accéder à un marché en pleine expansion, tant au niveau national qu’international.

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