Côte d’Ivoire : le manque de financement freine le démarrage de la campagne de commercialisation de la noix de cajou

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Ouverte le 9 février 2026, la campagne de commercialisation de la noix de cajou peine à enregistrer un véritable démarrage du côté de certains transformateurs locaux en Côte d’Ivoire. En cause : des difficultés persistantes d’accès au financement qui empêchent les industriels nationaux de mobiliser les ressources nécessaires pour l’achat des noix brutes.

Selon plusieurs acteurs de la filière, l’absence de lignes de crédit opérationnelles depuis le lancement officiel de la campagne bloque la capacité des transformateurs à constituer leurs stocks de matière première. Cette situation, soulignent des sources professionnelles, tend à se reproduire à chaque campagne, en particulier durant les premières semaines, période stratégique pour l’approvisionnement des unités de transformation.

Afin de répondre à ces difficultés structurelles, le Comité interministériel des matières premières (CIMP) avait décidé de mettre en place un dispositif spécifique de financement. Celui-ci repose sur une convention tripartite d’approvisionnement et de financement associant le Conseil du coton et de l’anacarde (CCA), la Banque nationale d’investissement (BNI) et les industriels du secteur.

Ce mécanisme vise à sécuriser l’accès au crédit pour les transformateurs nationaux et à encadrer les opérations d’achat de noix brutes. Concrètement, le dispositif doit permettre aux industriels d’obtenir, dans les délais, un stock d’amorçage fourni par le CCA, ainsi que les conventions annuelles de financement accordées par la BNI.

Si la convention a été signée du côté du Conseil du coton et de l’anacarde, elle n’a toutefois pas encore été formalisée par la Banque nationale d’investissement, selon des sources proches du dossier. Cette absence de validation retarde l’entrée en vigueur du dispositif et maintient les opérateurs dans l’attente.

Des discussions se poursuivent actuellement entre les différentes parties pour parvenir à un accord rapide. Les autorités ivoiriennes réaffirment, de leur côté, leur volonté de soutenir le développement de la transformation locale, considéré comme un levier stratégique pour accroître la valeur ajoutée nationale et renforcer la compétitivité de la filière anacarde, dont la Côte d’Ivoire demeure le premier producteur mondial de noix brutes.

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