La Côte d’Ivoire s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la modernisation de son système financier. Les autorités prévoient le lancement, en mai 2026, d’une application mobile permettant aux usagers d’évaluer en temps réel la qualité des services proposés par les institutions financières.
L’initiative est portée par l’Observatoire de la qualité des services financiers de Côte d’Ivoire et a été annoncée le 14 avril par Léocadie Loukou Yao.
Une adoption progressive confirmée par la phase pilote
Avant son déploiement à grande échelle, le dispositif a fait l’objet d’une phase pilote dont les premiers résultats témoignent d’un intérêt croissant des utilisateurs. À fin mars 2026, 2 234 évaluations ont été enregistrées.
Selon les données disponibles, 60 % des avis sont favorables, contre 40 % d’insatisfaction. Le secteur bancaire concentre plus de la moitié des évaluations, avec des retours portant principalement sur la disponibilité des services, la qualité de la relation client et les délais de traitement des réclamations.
Un outil de régulation fondé sur l’expérience client
Créé en 2016 et rattaché au ministère ivoirien des Finances, l’OQSF-CI s’inscrit dans une dynamique régionale au sein de l’UEMOA. Sa mission consiste à mesurer la satisfaction des usagers, promouvoir les bonnes pratiques et renforcer la transparence dans le secteur financier.
À travers cette application, l’institution entend structurer un mécanisme de retour d’expérience à grande échelle, en donnant un rôle plus actif aux consommateurs dans l’évaluation des services.
Un levier pour améliorer la qualité du secteur
Au-delà de la simple collecte d’avis, l’application permettra de constituer une base de données exploitable pour orienter les politiques publiques et renforcer la régulation du marché.
L’OQSF-CI joue déjà un rôle actif dans ce domaine. À fin 2025, il avait enregistré 1 294 comparaisons de services financiers, 200 plaintes et 25 demandes d’information.
Avec ce nouvel outil, les autorités ivoiriennes cherchent à instaurer une culture de transparence et à inciter les institutions financières à améliorer leurs performances, dans un contexte marqué par la nécessité d’élargir l’accès aux services et de renforcer la confiance des usagers.




