La Côte d’Ivoire accélère sa stratégie de renforcement de la production rizicole, dans un contexte de forte dépendance aux importations. Le 13 avril, le ministère de l’Agriculture a reçu une délégation d’investisseurs émiratis conduite par Alina Adomaityte, dans le but d’explorer de nouvelles opportunités de partenariat.
Une coopération orientée vers la sécurité alimentaire
Les échanges ont porté sur le développement de la filière rizicole et les leviers permettant d’améliorer la sécurité alimentaire. À l’issue des discussions, les parties ont convenu de mettre en place des groupes de travail conjoints afin de structurer ce futur partenariat.
Selon les autorités, cette initiative pourrait ouvrir la voie à de nouveaux financements pour des projets agricoles destinés à accroître la production locale.
Une forte dépendance aux importations
Malgré son potentiel agricole, la Côte d’Ivoire reste fortement dépendante des importations pour satisfaire sa demande en riz, un produit de base de l’alimentation.
D’après les données du USDA, le pays a importé environ 1,6 million de tonnes de riz usiné sur la campagne 2024/2025, soit près de 55 % de ses besoins, estimés à 2,9 millions de tonnes.
La production locale couvre ainsi moins de la moitié de la consommation nationale.
Un potentiel agricole encore sous-exploité
Ce déséquilibre s’explique en partie par une sous-exploitation des capacités de production. Le pays dispose de plus de 2 millions d’hectares de terres favorables à la riziculture, mais moins de 900 000 hectares sont actuellement cultivés.
Ce gap structurel souligne les marges de progression importantes du secteur, notamment à travers :
- l’extension des superficies cultivées
- l’amélioration des rendements
- le développement d’infrastructures de transformation
Vers une montée en puissance de la filière
Dans ce contexte, l’ouverture à des investisseurs internationaux s’inscrit dans une stratégie plus large visant à moderniser la filière et à renforcer la souveraineté alimentaire.
L’enjeu pour la Côte d’Ivoire est désormais de mobiliser les financements nécessaires pour transformer ce potentiel en production effective, tout en structurant une chaîne de valeur intégrée.




