La BAD et le Mécanisme européen de stabilité scellent un partenariat stratégique à Washington

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Le Groupe de la Banque africaine de développement et le Mécanisme européen de stabilité (MES) franchissent une nouvelle étape dans leur coopération institutionnelle. Les deux organisations ont signé, le 15 avril à Washington, un protocole d’accord visant à structurer et approfondir leurs échanges.

La signature est intervenue en marge des réunions de printemps 2026 du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale, dans un contexte international marqué par la multiplication des chocs économiques et financiers.

Une coopération axée sur les compétences et les bonnes pratiques

Le partenariat prévoit un renforcement des synergies autour de plusieurs axes clés :

  • développement des capacités institutionnelles
  • partage de connaissances et recherche
  • dialogue technique et échanges d’informations
  • organisation de séminaires conjoints
  • interactions entre les équipes des deux institutions

L’objectif est de créer un cadre structuré d’apprentissage mutuel, tout en respectant les règles internes propres à chaque organisation.

Un enjeu de résilience face aux chocs

Pour Pierre Gramegna, directeur général du MES, cette coopération répond à un impératif de préparation face à un environnement mondial incertain. Elle permettra notamment de partager l გამოცდილ européen en matière de financement de marché, de gouvernance et de gestion des crises.

Du côté africain, cette initiative s’inscrit dans une ambition plus large portée par la BAD. Comme l’a souligné Sidi Ould Tah, président de l’institution, ce partenariat doit contribuer à renforcer les capacités du continent en matière de stabilité financière.

Vers un mécanisme africain de stabilité financière

Au-delà des échanges techniques, l’accord vise à soutenir un chantier stratégique pour le continent : la mise en place d’un mécanisme africain de stabilité financière.

L’Afrique demeure aujourd’hui la seule région à ne pas disposer d’un tel dispositif, pourtant essentiel pour :

  • prévenir les crises financières
  • renforcer la résilience macroéconomique
  • sécuriser les marchés de capitaux
  • réduire la dépendance aux mécanismes externes

Dans ce contexte, l’expérience du MES, créé pour répondre aux crises de la zone euro, constitue une référence structurante pour les institutions africaines.

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