Face à la remontée des prix des produits pétroliers sur les marchés internationaux, le Ghana active un levier budgétaire pour atténuer l’impact sur les ménages et les entreprises.
À compter du 16 avril, les autorités ont décidé de prendre en charge une partie des coûts à la pompe, à hauteur de 2 cedis par litre de diesel et 0,36 cedi par litre d’essence, selon un communiqué publié par la présidence.
Une intervention ciblée pour amortir le choc
Cette mesure vise à limiter les répercussions de la hausse des prix sur le pouvoir d’achat, dans un contexte où les coûts du transport et de la production restent fortement sensibles aux fluctuations des carburants.
Les principaux bénéficiaires ciblés sont :
- les ménages, via la stabilisation des dépenses quotidiennes
- les transporteurs, fortement exposés à la volatilité des prix
- les entreprises, notamment dans les secteurs logistiques et industriels
Cette décision intervient dans un environnement marqué par des tensions géopolitiques et une hausse des cours du brut, qui se répercutent directement sur les prix domestiques.
Une mesure temporaire sous surveillance
L’intervention publique est prévue pour une durée limitée d’un mois. Les autorités entendent, durant cette période, suivre de près l’évolution du marché afin d’ajuster leur stratégie si nécessaire.
Elle fait suite aux ajustements opérés début avril par la National Petroleum Authority, qui avait relevé les prix planchers :
- Essence : 13,30 cedis/litre (+1,73 cedi)
- Diesel : 17,10 cedis/litre (+2,75 cedis)
- GPL : 10,71 cedis/kg
Ces hausses avaient accentué la pression inflationniste et suscité des inquiétudes chez les acteurs économiques.
Vers une réforme plus structurelle ?
Au-delà de cette réponse conjoncturelle, le gouvernement explore des pistes plus durables pour contenir la volatilité des prix. Des discussions sont en cours avec le ministère des Finances autour d’une éventuelle révision de la fiscalité pétrolière.
Parmi les options étudiées figure l’ajustement de la « one cedi levy », une taxe spécifique intégrée au prix des carburants. Toute modification devra toutefois tenir compte de ses implications budgétaires, dans un contexte où les marges de manœuvre restent limitées.




