Le Sénégal et la Sierra Leone franchissent une nouvelle étape dans le renforcement de leurs relations économiques. Les deux pays ont signé, le 20 avril à Dakar, un traité de coopération dans les secteurs minier et énergétique.
Paraphé en marge du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, cet accord vise à structurer un cadre de collaboration plus étroit autour de l’exploration et de l’exploitation des ressources naturelles. Il met également l’accent sur la sécurité énergétique, la promotion des investissements et le partage d’expertise technique entre les deux États.
Vers une convergence des cadres réglementaires
Au-delà de la coopération opérationnelle, les autorités entendent harmoniser leurs dispositifs réglementaires afin de faciliter la mise en œuvre de projets conjoints. Cette convergence doit permettre de réduire les contraintes administratives et d’améliorer la lisibilité pour les investisseurs, dans un contexte de compétition accrue pour les capitaux dans les secteurs extractifs.
Un levier pour attirer les investissements
Ce rapprochement s’inscrit dans une dynamique plus large de valorisation des ressources naturelles en Afrique de l’Ouest. En renforçant leur coopération, Dakar et Freetown cherchent à mutualiser leurs capacités techniques et à créer un environnement plus attractif pour les investisseurs, notamment dans les projets énergétiques et miniers à forte intensité capitalistique.
À travers ce partenariat, les deux pays affichent ainsi leur volonté de consolider leur positionnement sur les chaînes de valeur extractives, tout en renforçant leur souveraineté énergétique et leur capacité à mobiliser des financements structurants.
E.N.




