À Abidjan, les acteurs ouest-africains de la gestion des risques se mobilisent. Depuis le 21 avril, la capitale économique ivoirienne abrite la 17ᵉ réunion du Comité régional des chefs de gestion des catastrophes en Afrique de l’Ouest (GECEAO), avec pour objectif de renforcer la coordination entre États face à la multiplication des crises climatiques et humanitaires.
Vers une meilleure articulation entre alerte et action
Au cœur des échanges : la nécessité de transformer les prévisions saisonnières et les analyses de risques en actions concrètes. Les participants entendent améliorer la préparation opérationnelle des pays membres et renforcer la résilience des communautés, dans un contexte marqué par l’intensification des phénomènes météorologiques extrêmes.
Représentant la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, Djarhatou Traoré Toé a souligné que la région fait face à une variabilité climatique accrue, accompagnée de pressions humanitaires croissantes. Elle a appelé à « passer résolument de l’alerte précoce à l’action précoce », en plaçant les populations au cœur des dispositifs d’anticipation.
Un contexte climatique sous tension
Les travaux interviennent alors que les prévisions pour 2026 annoncent des précipitations supérieures à la moyenne dans plusieurs bassins fluviaux et zones côtières du Golfe de Guinée, augmentant les risques d’inondations et de crises associées.
Ouvrant la rencontre au nom du Premier ministre Robert Beugré Mambé, Indira Yanni-Domingo a insisté sur l’urgence d’aboutir à des recommandations opérationnelles, capables de répondre aux attentes des populations exposées.
Renforcer la coordination régionale
Au-delà de l’analyse des prévisions, la réunion doit permettre d’évaluer les progrès réalisés depuis la précédente consultation, de valider le mandat du GECEAO et d’adapter les stratégies régionales à l’évolution des risques. L’objectif est de consolider les mécanismes de coordination entre États et d’améliorer l’efficacité des réponses face aux catastrophes.
Les travaux doivent s’achever le 23 avril, avec l’adoption de recommandations destinées à renforcer durablement la préparation et la résilience des pays d’Afrique de l’Ouest.
H.Y.




