Banque Atlantique Côte d’Ivoire renforce son engagement en faveur de la restauration du capital naturel ivoirien. La filiale du groupe panafricain Banque Centrale Populaire (BCP) a mené le 16 mai une nouvelle opération de reboisement dans la Réserve naturelle d’Aghien, à Bingerville, dans le cadre de son partenariat avec l’Institut national des administrateurs de Côte d’Ivoire (INAD-CI).
Cette initiative s’inscrit dans la troisième phase du programme « Plan Vert », un projet porté par l’INAD-CI visant à restaurer progressivement 25 hectares de couvert forestier d’ici 2029. L’opération a également bénéficié de l’appui de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR).
Une démarche de continuité environnementale
L’événement a réuni plusieurs responsables institutionnels et dirigeants, parmi lesquels Arsène Coulibaly, directeur général de Banque Atlantique Côte d’Ivoire, Ted Azouma, directeur exécutif de l’INAD-CI, ainsi que le colonel Michel Zrehon, chef de secteur de la Réserve naturelle d’Aghien.
Pour Banque Atlantique, cette initiative traduit une volonté d’inscrire la responsabilité environnementale dans la durée.
« La protection des écosystèmes constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour les générations futures. Banque Atlantique entend poursuivre son engagement à travers des actions concrètes et durables en faveur de la préservation du patrimoine environnemental ivoirien », a déclaré Arsène Coulibaly.
Cette nouvelle campagne prolonge une série d’actions déjà engagées par l’établissement bancaire. Une première opération avait été menée en juin 2024 dans la forêt classée d’Audoin, dans la région des Grands-Ponts. La deuxième phase s’était tenue en juin 2025 dans la forêt classée de Bétéfia, près de Yamoussoukro.
La pression sur les espaces naturels
La Réserve naturelle d’Aghien, qui couvre 5675 hectares, fait partie des zones écologiquement sensibles soumises à de fortes pressions anthropiques.
Selon le colonel Michel Zrehon, la préservation de cet espace nécessite des interventions continues face aux menaces liées aux activités humaines, notamment l’urbanisation, l’exploitation non contrôlée des ressources naturelles et la dégradation progressive des habitats.
Cette problématique s’inscrit dans un contexte plus large de recul du couvert forestier ivoirien. La Côte d’Ivoire figure parmi les pays africains ayant enregistré une forte déforestation au cours des dernières décennies, sous l’effet combiné de l’expansion agricole, de l’exploitation forestière et de la pression foncière.
Une stratégie ESG de groupe
À travers cette opération, Banque Atlantique Côte d’Ivoire aligne sa stratégie locale sur les orientations du groupe BCP en matière de responsabilité sociétale et environnementale.
Présent dans les huit pays de l’UEMOA à travers Banque Atlantique, le groupe développe également des activités spécialisées dans la finance d’investissement, la gestion d’actifs et l’assurance.
Au-delà de l’impact écologique, ce type d’initiative contribue aussi au positionnement ESG des institutions financières, dans un environnement où les enjeux climatiques prennent une place croissante dans les stratégies de gouvernance et les attentes des investisseurs.
E.N.




