Guinée : trois banques sectorielles prévues dans le cadre du programme Simandou 2040

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La Guinée prévoit de créer trois banques sectorielles dans le cadre du programme Simandou 2040, présenté officiellement le samedi 23 mai par la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla. Cette initiative s’inscrit dans le pilier 4 du programme, consacré aux réformes économiques, financières et institutionnelles destinées à accompagner la transformation structurelle du pays.

Ces futurs établissements auront vocation à financer des secteurs spécifiques de l’économie guinéenne à travers des mécanismes adaptés à leurs besoins. Les autorités n’ont pas encore précisé les domaines concernés ni le calendrier de mise en œuvre, mais les secteurs stratégiques généralement visés par ce type d’institutions incluent l’agriculture, le logement, les PME, les infrastructures ou encore l’industrie.

Contrairement aux banques universelles, qui interviennent sur plusieurs segments du marché, les banques sectorielles concentrent leurs activités sur des filières ciblées. Ce modèle permet de canaliser les ressources financières vers des secteurs jugés prioritaires, notamment ceux qui peinent encore à accéder au crédit classique.

Pour les autorités guinéennes, l’objectif est de renforcer les capacités de financement de l’économie productive, dans un contexte où plusieurs secteurs stratégiques restent confrontés à un accès limité aux financements de long terme.

Selon les données officielles, le système bancaire guinéen comptait à fin 2023 un total de 22 établissements de crédit, dont 20 banques, une institution financière spécialisée et un établissement financier.

Un vaste chantier de réformes financières

La création de ces banques spécialisées fait partie des 14 projets et réformes structurants prévus dans le cadre du pilier 4 de Simandou 2040, programme présenté comme la nouvelle feuille de route économique du pays autour de la valorisation des ressources minières et de l’industrialisation.

Parmi les autres dispositifs annoncés figurent la création d’un fonds souverain, d’un fonds de garantie ainsi que d’une caisse des dépôts et consignations. Les autorités prévoient également le renforcement de la Banque nationale d’investissement de Guinée.

Le programme comprend aussi plusieurs réformes destinées à améliorer la mobilisation des ressources internes, moderniser la gestion des finances publiques, accélérer la numérisation des procédures budgétaires et mieux encadrer les partenariats public-privé.

À travers cet ensemble de mesures, Conakry cherche à bâtir une architecture financière capable d’accompagner les ambitions industrielles et infrastructurelles liées au développement du gigantesque projet minier de Simandou et, plus largement, à la transformation de l’économie guinéenne.

A.S.

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