Constant N’Zi a été confirmé directeur général du Fonds africain de garantie (African Guarantee Fund – AGF) à compter du mardi 23 juin, après avoir assuré l’intérim depuis février 2026. Sa désignation a été entérinée lors de la 15e Assemblée générale annuelle de l’institution. Il succède au Camerounais Jules Ngankam, qui a dirigé le groupe pendant six ans, de 2020 à janvier 2026.
Un dirigeant formé en interne, avec un passage par Société Générale et Natixis
N’Zi connaît bien la maison : il y exerce depuis mai 2017, d’abord comme directeur des risques, puis comme directeur général adjoint à partir de janvier 2022, avec des responsabilités élargies à la gestion des risques, aux affaires juridiques et au renforcement des capacités. Avant de rejoindre l’AGF, il a travaillé chez Natixis à Paris comme consultant en gestion des risques, puis au sein des directions des risques de Lyxor Asset Management et de Société Générale. Son parcours inclut également une expérience entrepreneuriale avec la création de Sunze Technologie, active dans le solaire et l’efficacité énergétique. Diplômé de l’ESSEC en finance et de l’École nationale de statistique et d’économie appliquée d’Abidjan, il a fixé pour priorités la consolidation financière de l’institution, la mobilisation de nouveaux capitaux et le renforcement des relations avec les partenaires financiers.
2,7 milliards de dollars de garanties pour 44 000 PME depuis 2011
Créé en 2011, l’AGF facilite l’accès au financement des PME africaines via des mécanismes de garantie proposés aux établissements financiers — un rôle stratégique dans un contexte où les PME représentent près de 90 % des entreprises du secteur privé africain, pour des besoins de financement estimés à 330 milliards de dollars.
Entre 2011 et 2024, l’institution a mobilisé 258 millions de dollars de ressources et accordé 2,7 milliards de dollars de garanties, permettant de soutenir l’octroi de 5,5 milliards de dollars de prêts en faveur de 44 000 PME sur le continent. La nomination de Constant N’Zi s’inscrit dans la continuité de cette trajectoire de croissance, à un moment où la demande de financement des PME africaines reste structurellement supérieure à l’offre disponible.
Y.H.




