Dans l’est de la Côte d’Ivoire, les initiatives locales se multiplient pour soutenir la production vivrière. Le Cercle d’action des leaders actifs pour le développement de Bondoukou (CALAB) a lancé, le 15 avril, une opération de distribution de semences de maïs au profit de coopératives agricoles du département de Tanda.
Organisée à l’Institution de formation et d’éducation féminine (IFEF), la cérémonie a permis de remettre 110 sacs de semences à des producteurs issus de 30 villages, pour une valeur globale estimée à 3,5 millions FCFA. Cette action marque le démarrage officiel des activités agricoles de l’organisation dans la zone.
À travers cette initiative, le CALAB entend renforcer les capacités de production et contribuer à la sécurité alimentaire dans la région du Gontougo. L’organisation ambitionne également de structurer durablement le tissu agricole local, en favorisant une approche collective et professionnalisée.
Pour son président, Serges Kouassi Gla, l’enjeu dépasse la simple distribution d’intrants. Il a insisté sur la nécessité pour les producteurs de se regrouper en coopératives afin d’améliorer les rendements, de mutualiser les moyens et de faciliter l’accès aux formations techniques et aux marchés.
Cette approche s’inscrit dans une logique de transformation du secteur agricole, où l’organisation des acteurs constitue un levier clé de productivité et de résilience. Le CALAB entend ainsi se positionner comme un acteur d’accompagnement, en facilitant l’accès aux intrants, aux débouchés commerciaux et aux dispositifs de formation.
L’organisation appelle par ailleurs à un renforcement du soutien institutionnel pour accompagner ces dynamiques locales. Son président a notamment salué l’appui des autorités, en particulier celui du ministre Bruno Nabagné Koné et du ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani, engagés dans le développement du secteur agricole.
Sur le terrain, les bénéficiaires voient dans cette initiative un levier concret pour améliorer leurs rendements et renforcer leur autonomie économique, dans un contexte où l’accès aux intrants reste un défi majeur pour les producteurs ruraux.




